Début 2009, GlaxoSmithKline (GSK), deuxième plus grande multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
dans le domaine pharmaceutique, met en place un plan de restructuration. Pourtant, le groupe ne semble pas souffrir démesurément de la crise : ses ventes ont augmenté de 16 % au dernier trimestre 2008. Las ! Le bénéfice par action Action Part de capital d’une entreprise. Le revenu en est le dividende. Pour les sociétés cotées en Bourse, l’action a également un cours qui dépend de l’offre et de la demande de cette action à ce moment-là et qui peut être différent de la valeur nominale au moment où l’action a été émise.
(en anglais : share ou equity)
, déterminant pour l’investisseur et, partant, pour les travailleurs, n’a augmenté, lui, que de 9 % sur la même période. D’où licenciements sur certains sites européens de GSK. C’est notamment le cas au site d’Evreux en Normandie où 798 salariés sont passés à la trappe. Entre-temps, cependant, effet d’aubaine : GSK a reçu une commande de 18 millions de traitements d’un antiviral contre la grippe A (dite "mexicaine" ou H1N1). L’usine a donc décidé de rappeler ses anciens employés pour donner un coup de main, temporaire. La direction a en effet bien précisé bien que ces anciens nouveaux salariés ne bénéficieront que d’un contrat à durée déterminée, courant jusqu’au début de l’année 2010. Le plan de restructuration est maintenu. 160 travailleurs licenciés ont accepté de revenir. Au travailleur d’être flexible…


Source : le Figaro du 22 juillet 2009 et du 6 février 2009.