Doté de nouveaux moyens, et de lignes de crédit nouvelles, le Fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds? spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
? monétaire international n’aimerait rien mieux qu’apparaître sous des habits neufs, le gentil Zorro de la relance mondiale. Passons sur les nouvelles facilités de crédit accordées à conditions aimables. Elles sont essentiellement destinées à pallier en Europe centrale et orientale l’étranglement du secteur bancaire (privatisé) victime d’un effet pervers du sauve-qui-peut général : il est dominé par des grandes banques de la Vieille Europe (KBC, Unicredit, Allianz, etc.) et, celles-ci ayant rapatrié leurs fonds?, il faut les renflouer. Un regard sur les principaux bénéficiaires des largesses du FMI FMI Fonds? est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
? suffit pour s’en convaincre. En tête des dix premiers "clients" assistés par le FMI? pour un montant de 32,9 milliards de DTS DTS Droits de Tirage Spéciaux?.
(En anglais : Special Drawing Rights, SDR)
? (environ 49,3 milliards de dollars ou 35 milliards d’euros), on trouve l’Ukraine et la Hongrie, qui raflent 65% de la manne [Les Echos, 24 avril 2009]. Sous d’autres cieux ? Business as usual. Au Zimbabwe, le FMI? poursuit sa politique de boycott : pas un centime tant que le pays ne rembourse pas ses dettes antérieures [Financial Times, 11 mars 2009]. En Turquie, le gouvernement qui voit se fermer les portes des marchés des capitaux freine néanmoins des quatre fers pour éviter la main tendue du FMI? et l’ingérence dans sa politique budgétaire qu’elle symbolise : "Nous devons continuer à investir et à créer des emplois" dit le Premier ministre Erdogan [Financial Times, 16 mai 2009]. En Moldavie, confronté à l’ingérence de l’Union européenne Union Européenne Ou UE? : Organisation politique régionale issue du traité de Maastricht (Pays-Bas) en février 1992 et entré en vigueur en novembre 1993. Elle repose sur trois piliers : les fondements socio-économiques instituant les Communautés européennes et existant depuis 1957 ; les nouveaux dispositifs relatifs à la politique étrangère et de sécurité commune ; la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. L’Union compte actuellement 27 membres : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas (1957), Danemark, Irlande, Royaume-Uni (1973), Grèce (1981), Espagne, Portugal (1986), Autriche, Finlande, Suède (1995), Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie (2004), Bulgarie, Roumanie (2007).
(En anglais : European Union)
?, le gouvernement communiste risque, vu le déficit budgétaire Déficit budgétaire Différence négative entre ce que les pouvoirs publics dépensent et ce qu’ils reçoivent comme recette durant une période déterminée (souvent un an). Ce déficit peut être compensé par des revenus supplémentaires, par une réduction des dépenses ou par un nouvel emprunt (mais qui se traduira à l’avenir par des charges financières accrues qui grèveront les comptes budgétaires des années suivantes).
(en anglais : general government imbalance, public fiscal imbalance ou deficit spending)
? d’un milliard d’euros, de voir s’y ajouter celle, convergente, du FMI? [Financial Times, 29 mai 2009]. Au Ghana, victime comme d’autres pays africains de la récession Récession Crise économique, c’est-à-dire baisse du produit intérieur brut? durant plusieurs mois au moins.
(en anglais : recession ou crisis)
mondiale, on a la mémoire longue, on se souvient que le FMI?, depuis détesté, avait obligé à imposer aux citoyens la "vérité des prix" dans la distribution de l’eau, de supprimer les subsides à l’électricité et de financer les services de base par les usagers plutôt que collectivement, par la fiscalité : la "nouvelle" politique du FMI? consiste aujourd’hui à laisser au gouvernement les mains libres pour... sabrer lui-même dans ses dépenses, poser lui-même le pistolet contre sa tempe [The Guardian,18 avril 2009]. Au Congo, c’est mieux encore. Le FMI? ne consentira à annuler ses créances que si le Congo remet en cause l’accord (évalué à 6,6 milliards d’euros) passé avec la Chine et, donc, renoncer aux importants travaux d’infrastructure (route, rail, école, hôpitaux) programmés en échange de concessions minières [Financial Times, 15 mai 2009]. La haine de l’Occident, disait Jean Ziegler : le FMI? nouveau lui donne de nouveaux arguments...