La dernière grande idée pour sauver la planète est de trouver un instrument de mesure qualitative du bonheur. Si on arrive à bien mesurer, suppose-t-on, il suffira de modifier les paramètres qui font partir le bonheur à la hausse ou à la baisse. C’est un peu simpliste mais du point de vue éducatif, l’exercice peut se révéler utile. Dans son dernier livre, le philosophe slovène Slajov Zizek signale une corrélation mise à jour en 2008 par un travail scientifique qui pourrait s’avérer approprié pour affiner le calcul des composants du bonheur. Une équipe de chercheurs des universités de Cambridge et de Yale, raconte-t-il, s’est penchée sur les données épidémiologiques de la tuberculose dans les pays de l’Europe de l’Est durant les dernières décennies. Un constat s’en dégage. A chaque fois que le FMI FMI Fonds? est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
? vient au secours des pays étudiés, le nombre de cas de tuberculoses augmente. Et inversement. Quand l’aide financière du FMI? s’arrête, la tuberculose recule. Naturellement, il n’y a pas de mystère. Les aides du FMI? sont conditionnées à l’introduction, dans les pays bénéficiaires, de mesures de "discipline" budgétaire, donc des réductions des dépenses publiques, donc, en priorité, un étranglement du budget des soins de santé. Conclusion, le FMI? rend malade. C’est une donnée qu’il faudrait peut-être introduire dans les "paramètres" éducatifs...