Démocratie économique
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Concile de l'alter-business au pays de Machado


L'ECCJ a établi ses quartiers généraux du 14 au 15 septembre 2009 à San Lorenzo de El Escorial, en bordure de Madrid, pour une assemblée générale stratégique. La European Coalition for Corporate Justice (ECCJ), quasi intraduisible en français, mettons: la coalition européenne pour la justice sociale appliquée aux multinationales. L'Espagne, c'est plus facile, le pays de Machado et, Madrid, la ville des moineaux: on mesure le degré de civilisation urbaine à leur nombre dans la cité. A l'agenda de la coalition, le renouvellement de son comité de direction (le Forum citoyen français en sera désormais) et la planification stratégique à moyen terme – notamment en vue de réunir, en 2010, 100.000 signatures appelant à une réglementation sociale et environnementale des multinationales qui englobe toute leur chaîne d'approvisionnement. Le syndicat néerlandais FNV figurait parmi la trentaine de participants au concile, de même que le Gresea, pour qui c'était une occasion de situer sur l'échiquier européen la campagne belge des ONG et des syndicats pour un travail décent et, plus particulièrement, son volet de régulation des entreprises. C'est une étape. D'un business "alter" respectueux des droits du citoyen à pas de business du tout mais une coopération réglée consciente de tous les producteurs, une coopération où le règne de la liberté remplace celui de la nécessité. Comme disait le poète Antonio Machado:

Quatre choses sont inutiles
à l'homme qui vogue sur la mer:
l'aviron, le gouvernail, l'ancre
et la peur de voguer sur la mer.

Pour plus d'informations sur les objectifs de l'ECCJ, voir son site: http://www.corporatejustice.org/

Erik Rydberg
Gresea, 18 septembre 2009