Les 200 travailleurs de l’entreprise Struik Foods (une ancienne filiale de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
Unilever, basée près d’Anvers) ont entamé une grève illimitée mercredi 19 octobre 2005 pour protester contre l’engagement d’ouvriers polonais. Ceux-ci avaient été engagés via le bureau d’intérim néerlandais Covebo, non reconnu en Belgique, à un salaire horaire inférieur de 10 euros à celui pratiqué en Belgique. Quelques jours plus tôt, nota bene, la direction venait de licencier 5 ouvriers belges, ce qui, symboliquement, donnait à l’opération des allures de chaises musicales visant à casser les salaires. La direction n’a pas démenti l’engagement des travailleurs polonais à un coût inférieur et... en a même profité pour demander aux travailleurs belges « de faire un effort » pour réduire la masse salariale. Le conflit s’est réglé 48 heures plus tard par une déclaration d’ « erreur » dans les contrats et les travailleurs polonais ont quitté l’usine. A ce jour, rien n’est mis en place au niveau européen pour empêcher cette forme de dumping social.

Source : L’Echo des 21 et 22-24 octobre 2005.