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Depuis
quelques années, au Nord comme au Sud, de nombreux accords, unions ou
encore zones de libre-échange redessinent la carte de l'économie
mondiale. De nombreux traités aux sigles bariolés tentent de redessiner la carte
économique mondiale. Citons en vrac le NAFTA (ALENA), accord de libre-échange
entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, le MERCOSUR, tentative de marché
commun dans le Cône sud (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), l'UMA, Union
du Maghreb Arabe, la SADC, Communauté pour le développement de l'Afrique australe,
l'ASEAN, Association des Nations du Sud-Est Asiatique, sans oublier le nouvel
accord de coopération, dit de Cotonou, entre Union européenne
et les Etats ACP, sujet sur lequel ont porté et portent de nombreux travaux
du GRESEA (voir bulletin d'infos, numéro thématique du Gresea-Echos,
etc.)
C'est
dans le cadre d'une configuration tripolaire de l'économie, autour des
trois grands pôles, Etats-Unis, Japon et Union Européenne, des
positions concurrentielles de ces "blocs", mais également de
la domination des entreprises transnationales, qu'il nous faut situer la place
et les enjeux des "marchés communs" régionaux.
Ces initiatives peuvent-elles être porteuses de politique de progrès,
de développement au bénéfice des populations concernés?
Dans quelle mesure les acteurs de changement peuvent-ils promouvoir des politiques
"d'intégration alternative", réduisant les écarts entre le Nord et le Sud et
jetant les bases d'une réelle coopération au développement? Ce sont là
deux des enjeux clés sur lesquels travaille le GRESEA |