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Université des alternatives - Programme du séminaire
"Le droit du travail : un flexidroit ?"

Université des Alternatives du Gresea
Séminaire – débat
Le droit du travail : un flexidroit ?
7 décembre 2007
Lieu : Espace Jacqmotte, rue Haute 139 - 1000 Bruxelles
Salle Tanganyika

Le droit du travail, monument en péril?

Il est, depuis ses origines, la cristallisation d'un rapport de forces. Au 19ème siècle, cela a été la lutte pour la journée des 10 heures. Une lutte, d'abord, un droit, ensuite.

La première convention de l'Organisation internationale du Travail, en 1919, au lendemain de la révolution bolchevique (une lutte), en appelait à limiter la durée du travail à 8 heures par jour et 48 heures par semaine... de six jours. Elle n'a été ratifiée que par 47 pays. Près de quinze ans plus tard, en 1935, alors qu'en France gronde un Front populaire (une lutte), sa 47ème convention propose de ramener la semaine de travail à 40 heures. Là, il n'y aura, dans le monde entier, que 14 pays qui ratifieront...

Le progrès, parfois, avance à reculons. Dans un communiqué du 7 juin 2007, l'Organisation internationale du Travail rappelle "qu’un travailleur sur cinq dans le monde – soit plus de 600 millions de personnes – continue à travailler plus de 48 heures par semaine, gagnant souvent à peine de quoi joindre les deux bouts." Il y a manifestement un problème pour "réguler", un terme qui a progressivement – pas innocent – remplacé celui de réglementer. Et c'est logique. L'heure est à la dérégulation et, en matière d'emploi, à la "flexicurité".

Le phénomène ne manque pas d'intriguer. Jusqu'il y a peu, la division internationale du travail, avait son "Yalta": au Tiers-monde, le travail bon marché, non "normé", aux horaires infinis, et au Nord, gains de productivité aidant, la réduction collective du temps de travail négociée.

Là, cependant, le Nord se tiers-mondise, "s'inspire du modèle": travailler plus pour gagner moins. D'où, question, il y a quelqu'un pour "normer"? Qui, avec qui et comment?

 

 


Programme

13h30 Accueil et inscription

14h00 Erik Rydberg (Gresea)
Mot de bienvenue et introduction

14h15 Mejed Hamzaoui (Dr en Sciences sociales, Président de l'Institut des Sciences du Travail, Professeur à l'ULB)
Précarisation des salariés:
les nouveaux enjeux du droit du travail

14h45 Thierry Brugvin (Dr en sociologie, chargé de cours Lasa/Iris, membre du comité scientifique d'Attac-France)
La régulation par codes de conduite:
une privatisation de la production des normes?

15h15 Daniel Richard (Formateur du centre d'éducation populaire André Genot, conseiller de la FGTB wallonne)
Droit ouvrier mondial : comment sortir des règles du capitalisme?

15h45 – 16h00   Pause café
16h00 – 17h00   Débat et conclusion

 

Inscription gratuite mais obligatoire.

Toute inscription donne droit à une farde documentaire de référence ainsi qu'à la revue Gresea Echos n° 52 sur le droit du travail.