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Révolte des "bas salaires" de l'Est contre Michelin et Renault
Le "shopping" de main-d'oeuvre bon marché par les multinationales est une pratique bien connue. On peut aller très loin, en Asie, ou plus près, dans l'Europe de l'Est, où les salaires restent tout à fait intéressants. D'aucuns, ainsi, ont prédit le déménagement de toute l'industrie automobile européenne vers ces contrées-là, présentement en quête de bain de jouvence au sein de l'Union européenne et de l'Otan. C'est une machine bien huilée qui commence à connaître des ratés. Dans l'usine de Romsteel Cord (en Transylvanie), filiale à 100% de Michelin, les syndicats ont rameuté la presse pour dénoncer les conditions de travail (c'est du sept jours par semaine en flux continu), les heures supplémentaires non payées, les congés supprimés, la multiplication des contrats à durée déterminée et des périodes d'essai qui peuvent durer jusqu'à dix-huit mois. Intenable. Assez pour faire grève. C'est un pas que les 11.000 travailleurs de l'usine Dacia (filiale de Renault, célèbre pour sa Logan) ont franchi, à Pitesti, en déposant le dimanche 25 février un préavis de grève générale, faute d'obtenir satisfaction sur le revalorisation de leurs salaires qui n'ont pas suivi l'inflation. Le soleil se lève à l'Est, dit-on.
Sources: l'Humanité du 23 février 2007.
Traitement : Gresea, 26 février 2007. |