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Lettre d'information du GRESEA ...
Un autre monde, c'est penser autrement
septembre 2009
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Nous vivons dans un monde inondé d'informations et, sur Internet, de pages sans cesse mouvantes. D'où cette lettre d'information mensuelle qui vise, de manière synthétique, à offrir une vue d'ensemble des nouveautés mises en ligne sur notre site durant le mois écoulé. Vos avis et commentaires sont bien entendu les bienvenus.

 

SOMMAIRE

 

 

L’information économique, un enjeu citoyen

 

Le jeudi 4 juin 2009, le Gresea organisait en collaboration avec le centre culturel de Seraing un séminaire autour du thème de l’information économique. Pour boucler la boucle, le Gresea propose une brochure synthétisant les éléments forts de cette journée. Pour commander gratuitement cette brochure, cliquez ici.

 

Observatoire des Entreprises : Porsche, Schaeffler, Royal Boch & Co

 

Qui est acheté qui croyait acheter. En Allemagne, la crise vient de rétablir la définition ancestrale de la dette : une obligation contractée à l’égard d’un tiers de lui payer une somme d’argent. En effet, depuis plusieurs années, l’endettement était devenu un puissant levier pour investir. Avec peu de fonds propres, des investisseurs pouvaient contracter une dette importante leur permettant de mener des OPA sur des entreprises bien mieux dotées. Les dividendes futurs versés par ces dernières permettant de rembourser les intérêts de la dette.

Ainsi, juste avant la crise, Porsche et Schaeffler s’attaquaient à deux géants d’outre-rhin, respectivement Volkswagen et Continental . Cependant, l’effondrement du marché automobile a provoqué un joli retour de manivelle sous la forme de deux OPA en sens inverse.

En Belgique, la crise devait être synonyme de chant du cygne pour les faïenceries Royal Boch. Secouée depuis 30 ans par de multiples restructurations, cette entreprise louviéroise semblait vivre ces dernières heures. C’était sans compter sur le combat des salariés et un capitaine d’entreprise un peu à la marge des théories managériales contemporaines qui décida d’investir son temps et ses deniers dans l’esthétisme de la table. Royal Boch, une alter-renaissance ?

 

Ont également été traités en ces mois de juillet et août :Carrefour, Chrysler, Desertec, Fasinpat, General Motors, Inbev, Intel, Michelin, Opel, Smithfield, Visteon

 

L’enjeu des banques publiques

 

Depuis l'éclatement de la bulle du subprime, le monde bancaire vit une époque troublée. Regorgeant de créances dites pourries et de titres "toxiques", les banques hésitent désormais à se prêter de l’argent. Résultat : l’économie se voit paralysée par une crise du crédit. Pour la débloquer, le gouvernement américain proposa de racheter les créances pourries avec l’argent du contribuable.  En Angleterre, Gordon Brown décida, lui, de nationaliser purement et simplement la banque Northern Rock en faillite. Une solution qui, à l’analyse, semble coûter moins cher aux contribuables qu’une simple socialisation des pertes. Pour mieux comprendre l’enjeu de la nationalisation des banques, cliquez ici.

 

Industrie pharma : marchandisation publicitaire de la santé

 

La santé est un de nos biens les plus précieux. Au jour d'aujourd'hui, précieux égale marché. La "santé" florissante de l'industrie pharmaceutique est là pour le rappeler. La santé est un secteur économique et cela se travaille, par marketing, par recherche scientifique téléguidée et, au besoin, par de savantes falsifications. Pour une plongée dans une économie... malsaine, cliquez ici.

 

La gauche et la crise : essai de mise en musique

 

La crise financière et économique frappe de plein fouet les certitudes des avocats de la régulation de l’économie par le marché. Cependant, deux ans et quelques rustines plus tard, le Krach n’a pas enfanté d’une révolution en profondeur des structures économiques de la mondialisation. Certains voient dans cet immobilisme le reflet d’une gauche incapable de proposer des alternatives crédibles au modèle économique dominant. Pourtant, de Belém à Bruxelles, les propositions ne manquent pas. Pour y mettre un peu d’ordre, cliquez ici.

 

Dénoncer le capitalisme ensemble

En appui à la campagne de la FGTB, "le capitalisme nuit gravement à la santé", le Gresea propose sa contribution à la tentative de définition d'une offensive syndicale de gauche dans un contexte de déroute du système financier mondial. Ces propositions s’articulent autour de trois lignes de force : reprendre le dessus dans la bataille des idées, mobiliser autour d’un pôle public fort et mettre le compas sur l’international. Pour développer ces propositions, cliquez ici.

 

"La consommation est une addiction". Entretien avec Bernard Stiegler

Dans ses écrits, dont "Philosopher par accident" (Ed. Galilée, 2004), le philosophe Bernard Stiegler analyse la condition humaine contemporaine comme soumise à une "homogénéisation mortifère" due à "l’exploitation industrielle de nos temps de conscience" : l’homme consommateur, emblème d’une "crise écologique de l’esprit". Pour une vision du consommateur sous l’angle pharmacologique, voyez l’interview de Bernard Stiegler.

 

Le Tiers-monde, marché prometteur ?

Selon Nestlé, l’humanité pauvre – 2,8 milliards de gens – égale un marché de 10 milliards de dollars. Cela n’a pas échappé aux chaînes de supermarché qui, elles aussi, mettent désormais le cap sur le Sud. En Inde, qui limite drastiquement l’implantation des enseignes étrangères, le petit commerce reste dominant. Pour combien de temps encore ? Pour une analyse des enjeux sociaux inhérents à la percée de la grande distribution dans le Tiers-monde, cliquez ici.

 

Action anticrise avec la CNE

Le 25 juin 2009, le Gresea co-animait une journée de formation des permanents de la Centrale nationale des employés (CNE) sur le thème de la crise et ses conséquences sur le monde du travail. Dans ce cadre, le Gresea proposait une intervention consacrée au renouveau des thèses protectionnistes dans les politiques économiques. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Réalisation : Bruno Bauraind