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Lettre d'information du GRESEA ...
Un autre monde, c'est penser autrement
décembre 2009
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Nous vivons dans un monde inondé d'informations et, sur Internet, de pages sans cesse mouvantes. D'où cette lettre d'information mensuelle qui vise, de manière synthétique, à offrir une vue d'ensemble des nouveautés mises en ligne sur notre site durant le mois écoulé. Vos avis et commentaires sont bien entendu les bienvenus.

 

SOMMAIRE

 

 

Workshop autour de l’empreinte sociale

 

Dans le cadre de son programme d’éducation au développement portant sur la réglementation des entreprises multinationales, le Gresea propose un atelier de travail autour du concept d’empreinte sociale.

L’empreinte sociale est un concept polysémique dont la paternité revient à quelques "think-tanks" anglo-saxons. Quelle est l’histoire de ce concept ? D’où vient-il? Qu’est-ce que ce nouvel indicateur de "traçabilité sociale" implique pour les entreprises? Que cherche-t-il à mesurer? Quels sont ses soubassements idéologiques?

Si ce "néoindicateur" du coût social des activités d’une entreprise est encore mal connu dans le monde associatif, il se fait, par contre, progressivement une place dans le discours et la pratique des entreprises. Pour ne pas être en retard… Nous vous invitons à réfléchir et débattre lors d’un workshop qui se tiendra à Bruxelles le jeudi 17 décembre à partir de 12h00 dans les locaux de l’Université populaire.

Pour en savoir plus ou pour s’inscrire, cliquez ici

 

Multinationales et droit international - les normes OCDE

 

Les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des multinationales sont présentés, tant par les autorités européennes que belges, comme un des instruments phares permettant "d'encourager" les entreprises au respect de normes socio-économiques dans le cadre de leurs activités transfrontières. Ils constituent par conséquent une référence importante, à valeur quasi juridique, pour quiconque travaille à améliorer la condition humaine dans le monde du travail au plan international.

Après le Ducroire et le reporting social, le Gresea propose une troisième fiche pédagogique permettant de mieux appréhender les enjeux liés à cet instrument et à son application au sein des Points de Contacts Nationaux (PCN).

 

Qui va payer à Copenhague?

 

Porteur de grands espoirs, le sommet de Copenhague sur les changements climatiques cristallise les rapports de forces dans lesquels se jouent les relations internationales. Promesses frileuses de l'Occident, demande du Sud d'une reconnaissance de la "responsabilité historique du Nord", recherche de l'avantage national par tous les moyens, dont la mise en doute du dérèglement climatique lui-même… Et si les perspectives d'échec du Sommet qui fleurissent dans la presse occultaient une réalité gênante: le marché roi engendre l'échec prématuré de tout accord, et s'en étonner ne fait qu'attiser les (faux)-espoirs. Voir notre analyse.

 

La responsabilité sociale des entreprises autopsiée

 

La responsabilité sociale des entreprises: d'abord un contresens. Dont les "vertus" idéologiques, cependant, ne se résument pas à un problème grammatical. Ce qui est en jeu, fondamentalement, n'est pas moins que la privatisation du droit, de la norme et, in fine, de la démocratie. Pour lire et en discuter, cliquez ici .

 

Dossier sur les Comités d’entreprise européens

 

L’information économique dans l’entreprise est généralement un monopole patronal. Pour les salariés, obtenir de l’information sur la situation économique et financière de leur entreprise dépend de leur capacité à créer un rapport de forces favorable. Pourtant, des espaces organisés pour l’information et la consultation des organisations de travailleurs existent. Au niveau européen, ce sont les comités d’entreprise européens. Ce mécanisme de dialogue social dont les bases furent jetées dans les années 70, constitue incontestablement une avancée mais pas la garantie d’une information complète…

Pour un retour sur l’histoire des Comités d’entreprise européens, voyez l’analyse "Lenteurs européennes".

Pour une analyse critique de leur fonctionnement, voyez l’analyse "Heurs et euro-malheurs".

 

Mondialisation des inégalités et retour du protectionnisme

 

Démêler l'écheveau des relations complexes entre les inégalités et la mondialisation, tel est l'objet, en cette période de crise, de cette analyse. Les aléas de l'économie mondiale ont contribué à brouiller les perceptions en ce domaine. Il y a à peine une quinzaine d'années, les odes à la mondialisation heureuse alimentaient le bréviaire de l'économiquement correct. A l'époque, les regards optimistes des observateurs convergeaient vers la croissance américaine. Un an après l’éclatement de la crise financière, la libéralisation des échanges se voit remise en cause. Explication d’un retournement dans le monde des idées.

 

 

GM retourne sa veste Opel

 

Malgré un accord de cession de sa filiale Opel au groupe Magna, General Motors change d’avis et décide de conserver son entité européenne. La volte-face a pris tout le monde par surprise. Elle présente, en même temps, l’état réel des pouvoirs dans le système économique actuel et donne une nouvelle fois à s’interroger sur les politiques industriels des Etats occidentaux. Pour un nouvel épisode à la saga Opel, cliquez ici.

 

La fin programmée d’une usine belge

 

Continental Herstal, liquidé pour cause de "stratégie de groupe". La multinationale, pour produire à moindre coût, joue ses propres unités les unes contre les autres. Un cas d'école. La concurrence à l’intérieur des oligopoles, une autre caractéristique de l’économie néolibérale. Pour parvenir à cette mise en concurrence des filiales, un savant mélange de désinformation et d’ingénierie financière. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Actualité et héritage de Raoul Prebish

 

Dans l'imaginaire européen, l'Amérique latine est généralement peu connue pour avoir, dans le passé, enrichi la théorie économique. Peu importe, au fond, les causes de cette lacune. L'important est de savoir qu'elle existe. Et d'essayer, à notre modeste échelle, de la combler. Par exemple, en évoquant l'apport important de Raul Prebisch aux "sciences" économiques. Un auteur qui va remettre en cause les thèses de David Ricardo et promouvoir, pour les pays en développement, une certaine dose de protectionnisme. Notre époque lui aurait sans doute donné raison. Pour un retour sur la pensée de celui qui fut également le premier secrétaire général de la Cnuced, cliquez ici.

 

Observatoire des Entreprises : Delhaize & La Poste

 

D’où viennent les profits ? A cette question, Delhaize, la multinationale belge de la grande distribution, répondra par une stratégie de réduction des coûts. Faire plus de profits en vendant moins, c’est possible. Il suffit de "travailler" plus... Le profit de l’enseigne au lion n’a rien de tellement magique.

En France, alors qu’un référendum a clairement démontré les réticences de la population à voir les bureaux de poste privatisés, l’expérience d’Alternative post, une entreprise privé, vient encore renforcer la conviction des opposants à la privatisation. Après avoir tenté, à partir de 2007, de faire concurrence à la Poste française sur la base de coûts de production très bas (des facteurs payés au smic), Alternative post a pris la tangente en laissant ses employés sur le carreau .

 

Réalisation : Bruno Bauraind