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Nous vivons dans un monde inondé d'informations et, sur Internet, de pages sans cesse mouvantes. D'où cette lettre d'information mensuelle qui vise, de manière synthétique, à offrir une vue d'ensemble des nouveautés mises en ligne sur notre site durant le mois écoulé. Vos avis et commentaires sont bien entendu les bienvenus.
SOMMAIRE
Gresea Echos n°61 : Afrique et travail décent, la question de l’Etat
La revendication d’un travail décent en Afrique passera inévitablement par l’affermissement d’appareils étatiques assez forts pour imposer la voix du peuple africain aux acteurs étrangers, privés ou publics, qui continuent à prendre ce continent pour un grenier postcolonial.
Pour Sanou Mbaye, ex-fonctionnaire de la banque africaine de développement, seuls les Africains pourront sauver l’Afrique. Un développement autocentré et dirigé par les Africains eux-mêmes, la rengaine n’est pas nouvelle, mais le travail décent en est certainement une condition.
Le Gresea Echos fête donc sa 60ème livraison en donnant la parole aux auteurs africains autour de la question de l’Etat.
Pour commander ce numéro (24 pages) au prix de 3 euros (frais de port inclus), cliquez ici.
L’empreinte sociale, nouveau concept de soutenabilité appliqué aux entreprises?
Vous connaissez certainement l’empreinte écologique, indicateur "grand public" visant à traduire les effets de l’activité humaine sur l’écosystème. Vous connaissez certainement moins l’empreinte sociale ou sociétale.
L’empreinte sociale (Social Footprint dans la langue de Dan Brown) est un concept polysémique dont la paternité revient à quelques "tink-thanks" anglo-saxons. Quelle est l’histoire de ce concept? D’où vient-il? Qu’est-ce que ce nouvel indicateur implique pour les entreprises? Que cherche-t-il à mesurer? Quels sont ses soubassements idéologiques?
Pour en savoir plus, voyez notre fiche pédagogique n°4 sur les instruments de régulation des activités des entreprises multinationales.
Observatoire des Entreprises : Quick, GM & Co
L’empreinte sociale, la chaîne de restauration rapide Quick ne connaît pas et, nous ne connaîtrons peut-être pas le jour où sur l’emballage d’un "Giant", son hamburger fétiche, figurera les indications quant aux conditions de travail ou de salaire des employés de l’enseigne. Par contre, ce que l’on connaît, c’est la différence entre le prix de revient et de vente d’un Giant : 3,38 euros. Voilà le prix d’une empreinte sociale gigantesque !.
General Motors est à l’empreinte sociale ce que Shell est à l’empreinte écologique au Nigéria…Il ne sert plus à rien de calculer. La liquidation plus que probable de sa filiale suédoise Saab ne va pas arranger les choses.
Ont également été traités: EADS, Fnac, Alcatel et Volkswagen
Transition verte. Ne pas oublier le social
Alors que, d'un point de vue environnemental, les mauvaises nouvelles s'accumulent (perte de biodiversité, risque de désertification et réchauffement climatique), il est intéressant d'analyser les répercussions des débats environnementaux sur le discours économique. La problématique est aussi simple qu'importante. Comment penser la prospérité économique à l'heure du défi climatique? Les concepts en économie ne tombent naturellement pas du ciel. Ils sont enfants d'une histoire. Ainsi en va-t-il du produit intérieur brut .
La crise derrière. La crise devant…
Il y a un an, la crise éclatait avec la faillite de Lehman Brothers. Cette analyse fait le point sur la situation de trois grands blocs: les grands pays émergents, le reste de la périphérie et le monde des économies "avancées". Nous reviendrons sur la théorie du découplage qui paraît s'imposer aujourd'hui, un an après que certains observateurs superficiels l'aient enterrée un peu vite. Après avoir discuté de la situation des grands émergents et du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), nous centrerons notre propos sur les politiques économiques qui fonctionnent le plus efficacement contre la crise.
GROUPE CARREFOUR. Et de grenouille, l’épicier se fit multinationale
Enfant de la concentration et du gigantisme dans le secteur de la grande distribution. Le groupe Carrefour est aujourd’hui l’incarnation par excellence de la société de consommation mondialisée et, surtout, de ses contradictions.
Pour découvrir le profil "officieux"du numéro deux mondial de la grande distribution, cliquez ici.
La face cachée de la réduction du temps de travail
A la fin de l'année 2010, le taux de chômage en Belgique dépassera les 15% selon le Bureau du Plan. La réduction généralisée du temps de travail pourrait contribuer à lutter efficacement contre cette montée du chômage de masse. Pistes et embûches...Pour en savoir plus, cliquez ici.
Climats géopolitiques sujets à réchauffement
Derrière les espoirs candides de voir la "communauté internationale" agir de concert au sommet des Nations unies sur le climat à Copenhague se dissimule une méconnaissance des réalités nationales et internationales. Cette lacune, nourrie par les mass médias et une certaine idéologie du progrès, occulte le fait que la destruction de l’environnement n’est que le pendant d’une exploitation féroce de la force de travail de l’homme. Ses soubassements sont à chercher dans une maximalisation du profit. Qui a engendré concurrence impitoyable et prédation actionnariale. Pour un petit retour sur les raisons d’une impasse climatique, cliquez ici.
Le Gresea et le Salon de l’auto
La place de l'automobile dans la société. Voiture "verte". Mobilité, emploi et politiques industrielles... Henri Houben, chercheur au Gresea et spécialiste de l'industrie automobile a été un des deux invités de "Matin première" émission de la radio publique RTBF, le mercredi 13 janvier 2010. Pour écouter ce débat: http://old.rtbf.be/media/radio/alademande/prem_mp_0743/ME_play.m3u
La cotation de l’année nouvelle 2010
2010 sera-t-elle l’année de "l’indicateur de la misère" ? Après le PIB, l’IDH et les empreintes de toutes sortes, voici le temps de mesurer la misère. Le dernier né des indicateurs a au moins le mérite de montrer les conséquences de la crise et que la misère, elle aussi, se mondialise. Pour une mise en débat d’un nouvel indicateur, voyez notre Newsflash n°60.
Déchets du Nouvel An
Malgré le tri sélectif imposé cette année aux Bruxellois, il est fort à parier que le flux des déchets électroniques exportés par le Nord vers le Tiers-monde va continuer. Destination favorite de nos rebuts, la Chine: plus de 70%. A l’heure de Copenhague, pour une mise en débat d’un transfert international de déchets,
voyez notre Newsflash n° 61
Réalisation : Bruno Bauraind |