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Newsflash
n°18, lan 2006
Dernière grande idée de la Banque mondiale:
Les protections du travail forment obstacle à la prospérité
En 2003, la Banque mondiale lançait un programme intitulé "Doing Business" visant à analyser les réglementations en vigueur dans les pays développés et en développement afin de déterminer lesquelles stimulent ou freinent l’activité des entreprises. La dernière édition du rapport risque de surprendre plus d’un.
En effet, à l’occasion de l’édition 2007, la Banque mondiale recommande aux Etats de supprimer toute réglementation des marchés de l’emploi afin de s’aligner sur deux "acteurs exemplaires" de la Communauté internationale…les Iles Marshall et Palau ! N’étant pas membres de l’OIT, deux minuscules îles du pacifique (cherchez bien !) qui jouissent du grand "avantage" de n’être tenues par aucunes réglementations internationales en matière de droit du travail.
Si le gouvernement belge décidait dans le futur de jouer les premières places de ce classement. Il vous faudra, chers concitoyens, travailler jusqu’à 24 heures par jour, sept jours sur sept sans bénéficier de la moindre sécurité de l’emploi. En outre, il vous faudra faire une croix sur la majorité de vos droits fondamentaux… Comme l'a fait remarquer ironiquement le secrétaire général de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), le rapport annuel le plus largement diffusé de la Banque mondiale consacre en matière de normes du travail les pays qui n’offrent quasiment aucune protection à leurs travailleurs ! (En passant: la Banque mondiale n’est pas à une contradiction prêt puisqu’une de ses divisions, la Société financière internationale, stipule qu’elle n’accordera pas de prêt à des entreprises qui n’appliqueraient pas les normes fondamentales du travail…déboussolé, dites-vous ?)
Voir encore la Confédération Internationale des Syndicats Libres (http://www.icftu.org/default.asp?Language=FR)
Gresea : 08/09/2006
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