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Fin des
années 70, en réalisant une série de recherches sur les filières de production,
le Gresea s'est aperçu du rôle capital des nouvelles technologies de l'information
et de la communication à la fois en tant qu'élément déterminant dans le contrôle
des marchés mondiaux et en tant que catalyseur du processus de mondialisation
auquel elles impriment un rythme vertigineux.
On le sait : le tissu économique
et industriel de la plupart des pays du Sud est fragile. Dans les domaines techniques
et scientifiques, leurs besoins en équipements de base demeurent très importants.
Les difficultés économiques et financières auxquelles ces pays se trouvent confrontés
réduisent leurs capacités d'investissement, limitent leurs moyens d'intervention
et retardent la naissance d'une innovation technologique indispensable pour
le développement. Comment, dans ces conditions, se saisir des NTIC comme d'une
arme pour le développement ?
En une période où la compétitivité
est devenue un dogme inattaquable, où le facteur capital est tout à fait surévalué
par rapport au travail, les NTIC sont dès lors trop souvent utilisées pour flexibiliser
les emplois, pour augmenter la production, pour mieux contrôler le travailleur
mais rarement pour améliorer le travail. Quelles sont les retombées des nouvelles
technologies de l'information et de la communication sur l'emploi et le travail
?
On
parle désormais de multimédias. Les frontières ont, paraît-il, perdu de
leur sens ! Les "autoroutes de l'information" y sont pour quelque chose. Les
enjeux sont colossaux : économiques, financiers, sociaux et culturels.
Il y a aussi, ne l'oublions pas, les principaux acteurs de cette évolution les
premiers rôles sont tenus par les Etats du Nord, les multinationales et les
experts des institutions internationales. Ces derniers ont tendance, à oublier
les besoins et les réalités de ce qu'il est convenu d'appeler le Sud ... |