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Belwatch : Observatoire des entreprises

Carrefour en quête de rentabilité

En présentant ses résultats 2007, le géant français de la distribution Carrefour (ex-GB en Belgique, 12.500 magasins dans 30 pays, 1er libraire de France avec 28 millions de livres vendus pas an) n'a pas réjoui les investisseurs. En France (46% du chiffre d'affaires), les ventes n'ont augmenté que d'un pour cent. Globalement, c'est 7%, mais la croissance des coûts d'exploitation a été supérieure. La promesse, août 2007, de restituer 4,5 milliards de dollars aux actionnaires a été reportée à des lendemains plus enchanteurs. Ce n'est sans doute pas pour plaire au groupe Arnault et Colony Capital, entré dans le capital en mars 2007, via le véhicule Bleu Capital, à hauteur de 9,8%: le titre a perdu, depuis, 10% de sa valeur boursière. Là, il y a comme un problème. Car, comme notait l'hebdomadaire boursicoteur Investir, Blue Capital a fait un placement et un placement, cela ne se revend pas "sans une confortable plus-value et, pour faire remonter le cours de Bourse, il n'y a pas trente-six solutions: la rentabilité de Carrefour devra être améliorée". Comment? Les regards se tournent vers Blue Capital car le groupe familial Halley (13,5% du capital) a décidé de mettre fin à son pacte d'actionnaires à l'issue de l'assemblée générale du 15 avril 2008 et, partant, abandonne à Blue Capital son statut d'actionnaire de référence. D'aucuns estiment que le salut ne viendra pas tant des projets d'expansion (Russie et Inde) mais d'une "diversification" dans l'immobilier, par exemple en vendant en partie son parc de magasins pour ensuite en devenir locataire. Cela ferait de belles entrées, avec croissance des frais généraux, donc de quoi embellir les comptes. Il n'est pas dit que les travailleurs de Carrefour s'en trouveront lotis. Ce n'est pas l'objectif.

Sources : Investir n°1772 du 22 décembre 2007 et le Financial Times, le Wall Street Journal et Les Echos du 7 mars 2008.

Traitement Gresea: 11 mars 2008.