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Histoire de Safran et du spéculateur
Un
spéculateur à la tête de Safran ? On peut se
poser la question. Safran, pour mémoire, est un groupe industriel
français, formé en octobre 2004 par la fusion des
entreprises Snecma (entreprise spécialiste motoriste et d'équipement,
propriété de l'Etat français jusqu'à
sa privatisation en 2001) et Sagem, société quant
à elle spécialisée dans l'électronique.
Techspace Aero, de son côté, est cette entreprise aéronautique
liégeoise de pointe en aéronautique qui constitue
pour ainsi dire le versant belge de Safran: il fait partie intégrante
du groupe (Snecma possédait 51% des actions de l'entreprise
liégeoise). Mais venons-en à notre petite fable des
temps modernes. Le 12 octobre 2005, le groupe Safran publie ses
comptes: le titre chute aussitôt de 7,5% à la Bourse
de Paris vu les résultats plutôt calamiteux de son
secteur "téléphonie mobile". Le 27 octobre
2005, le groupe réaffirme haut et fort, malgré des
appels du pied des milieux boursiers, qu'il ne se débarrassera
pas du secteur "téléphonie mobile". Donc,
le titre rechute. Pas une perte pour tous puisque Béchat,
PDG du groupe, décide d'acheter 10.000 titres. Pour ensuite,
se confiant au journal allemand Handelsblatt, annoncer qu'il n'exclut
pas de céder l'activité liée à la téléphonie
mobile. Bien lui en prend, puisque l'action passe aussitôt
de 16,20 à 19,16 euros, le 5 décembre 2005. Heu-reux,
Bechat! En un tour de main, sans se fatiguer, il a réalisé
un gain de 30.000 euros (3 euros par action). On vit une époque
formidable.
Source:
Canard enchaîné 07/12/20052005.
Gresea
19 déc. 2005
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