Le Solex revit… à la chinoise.


Mercredi 28 mars 2012, Lucille Vanhasselt, 1401 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Quelqu’un se souvient-il du sympathique Solex, ce petit "vélo à moteur" qui était à l’Harley Davidson ce que la sympathique 2CV était à la BMW ? Au départ commercialisé après la Seconde Guerre mondiale, il a connu un énorme succès (8 millions d’exemplaires vendus entre 1946 et 1988) grâce à son prix abordable, sa consommation réduite et son extrême mobilité dans les bouchons et les chemins de campagne. Las ! Il sera rattrapé par les avancées technologiques et la production, située à Saint Quentin, près de Paris, prend fin en 1988. Pour le voir parcourir nos routes à nouveau, il aura fallu attendre en 2004 le rachat de la marque par le groupe CIBLE du businessman franco-algérien Jean-Pierre Bansard (spécialisé dans… l’immobilier). Il a récemment conclu un contrat de distribution exclusive (sur 53 pays) avec le groupe belge d’Ieteren. Objet rétro par excellence, le Solex aura ainsi fait peau neuve grâce au designer italien Pininfarina, lui donnant un air de bicyclette du futur. Surfant sur la vague écolo et profitant de l’essor du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
de la bécane verte, d’Ieteren espère en écouler 1,6 million d’ici à 2016. Point de succès story à la française cependant : l’e-Solex (batterie électrique au lieu du bon vieux mélange huile-essence) sera dorénavant produit en Chine. Sans surprise.

Source : l’Echo du 24/03/12