Ne dites pas IBM, dites Lenovo


Jeudi 18 octobre 2012, Erik Rydberg, 1226 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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On peut sans doute parler d’une ascension fulgurante. Lorsque le Chinois Lenovo s’est emparé de la division "ordinateurs personnels" de l’États-Unien IBM en décembre 2004 pour environ 1,25 milliard de dollars, l’opération laissait plus d’un sceptiques. Entre-temps, cependant, en octobre 2012, Lenovo est passé numéro un mondial en supplantant, avec 15,7% des parts du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
mondial en volume, l’ex-leader Hewlett-Packard (15,5%) et, plus encore, Dell (10,5%). Mieux : alors que la plupart des fabricants de PC états-uniens ont délocalisé leur outil de production, Lenovo, lui, a choisi d’y ouvrir une usine, en Caroline du Nord, à proximité de la dernière usine de Dell sur sol national, fermée en 2010. Tout un symbole... Avec un chiffre d’affaires Chiffre d’affaires Montant total des ventes d’une firme sur les opérations concernant principalement les activités centrales de celle-ci (donc hors vente immobilière et financière pour des entreprises qui n’opèrent pas traditionnellement sur ces marchés).
(en anglais : revenues ou net sales)
au premier trimestre 2012 de 8 milliards de dollars, en progression de 35% sur un an, Lenovo a donc réussi, en quatre ans, à doubler sa part mondiale du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
. Très présent en Chine, d’où il tire encore 44% de ses revenus, Lenovo s’est étendu, depuis, en direction des pays en développement, dont le Mexique, où il possède depuis 2007 une usine. L’Europe ? On verra.

Sources : Les Échos des 3 et 12 octobre 2012 et archives Gresea.