La gauche et la crise : essai de mise en musique


Vendredi 17 avril 2009, Bruno Bauraind, 13152 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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En Europe, la question de l’avenir ou des multiples recompositions de la gauche n’a pas attendu la crise financière et économique de ces derniers mois pour se poser. Il est néanmoins difficile aujourd’hui de l’évoquer sans la replacer dans les dynamiques propres au contexte économique et financier mondial que nous connaissons. La crise financière et, plus particulièrement, les réponses que pourront y apporter les différentes composantes de la gauche (partis politiques, syndicats, organisations du paysage associatif) conditionneront à ne pas en douter son avenir. L’occasion est là, réelle, pour une moitié du spectre politique de renverser un rapport de forces qui, ces dernières années, lui est devenu progressivement défavorable. L’occasion est là aussi, de démontrer que des alternatives crédibles au discours dominant existent en économie.

Ce discours s’est exprimé à Davos à la fin du mois de janvier dernier. Il y eut évidemment les mea culpa de circonstance : "Si nous en sommes là, c’est parce que nous sommes trop focalisés sur le profit" [1] dira Henry Kravis, fondateur du fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
KKR. Derrière les effets d’annonce cependant, l’objectif moins avoué des "maîtres du monde" s’exprime au travers de la philosophie des plans de relance de l’économie monde : sauver le système actuel par perfusion de liquidités en le légitimant par une régulation molle des marchés financiers. Peut-on s’en contenter ?

A Belém, lors du contre-forum social mondial, la réponse est clairement non. Les altermondialistes en appellent à "un nouveau paradigme qui ramène la sphère financière au service Service Fourniture d’un bien immatériel, avantage ou satisfaction d’un besoin, fourni par un prestataire (entreprise ou l’État) au public. Il s’oppose au terme de bien, qui désigne un produit matériel échangeable.
(en anglais : service)
d’un nouveau système démocratique fondé sur la satisfaction de tous les droits humains, le travail décent, la souveraineté alimentaire, le respect de l’environnement, la diversité culturelle, l’économie sociale et solidaire et une nouvelle conception de la richesse Richesse Mot confus qui peut désigner aussi bien le patrimoine (stock) que le Produit intérieur brut (PIB), la valeur ajoutée ou l’accumulation de marchandises produites (flux).
(en anglais : wealth)
" [2].

La question d’un nouveau paradigme se pose également en Europe.

 Scier les 7 piliers du néolibéralisme Néolibéralisme Doctrine économique consistant à remettre au goût du jour les théories libérales « pures ». Elle consiste surtout à réduire le rôle de l’État dans l’économie, à diminuer la fiscalité surtout pour les plus riches, à ouvrir les secteurs à la « libre concurrence », à laisser le marché s’autoréguler, donc à déréglementer, à baisser les dépenses sociales. Elle a été impulsée par Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Mais elle a pris de l’ampleur au moment des gouvernements de Thatcher en Grande-Bretagne et de Reagan aux États-Unis.
(en anglais : neoliberalism)
 [3]

De Belém à Bruxelles, les différents appels des forces progressistes ont au minimum une chose en commun, un constat de base. La faillite des banques est moins le reflet d’un manque de régulation du système financier international que l’échec d’un modèle de développement économique né dans le courant des années 70.

Trois décennies qui ont vu l’offensive néolibérale sacrifier les accords de Bretton Woods Bretton Woods Ville du New Hampshire près de la côte Est des États-Unis. En juillet 1944, s’est tenue, au Mount Washington Hotel, une conférence internationale pour bâtir un système financier solide pour l’après-guerre. La délégation américaine était menée par Harry Dexter White, la britannique par l’économiste John Maynard Keynes. Ce sommet a reconfiguré le système monétaire international jusqu’en 1971. Selon les accords, toutes les devises étaient échangeables en dollars à taux fixe. Seul le dollar était convertible en or au taux fixe de 35 dollars l’once. Et un organisme est créé pour aider les pays qui ont des problèmes avec leur balance des paiements : le Fonds monétaire international (FMI).
(en anglais : Bretton Woods system)
sur l’autel de la libre circulation des capitaux et de la dérégulation Dérégulation Action gouvernementale consistant à supprimer des législations réglementaires, permettant aux pouvoirs publics d’exercer un contrôle, une surveillance des activités d’un secteur, d’un segment, voire de toute une économie.
(en anglais : deregulation).
des marchés financiers. Dans l’économie dite réelle, c’est la chasse aux coûts pour rétablir les taux de profits des investisseurs qui caractérise le mieux cette période. La modération salariale dans les pays industrialisés et les vagues successives de délocalisation Délocalisation Transfert de production vers un autre pays. Certains distinguent la délocalisation au sens strict qui consiste à déplacer des usines ailleurs pour approvisionner l’ancien marché de consommation situé dans la contrée d’origine et la délocalisation au sens large qui généralise ce déplacement à tout transfert de production.
(en anglais : offshoring).
vers les pays à bas salaires creusent les inégalités et précarisent le travail au Sud comme au Nord.

Face à ce déséquilibre croissant entre la rémunération du travail et celle du capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
, à gauche, la sociale démocratie n’opposera qu’un modèle inspiré d’un libéralisme Libéralisme Philosophie économique et politique, apparue au XVIIIe siècle et privilégiant les principes de liberté et de responsabilité individuelle ; il en découle une défense du marché de la libre concurrence. mou, accompagnant les privatisations et les délocalisations, s’opposant seulement par à-coups à l’offensive généralisée contre les acquis sociaux, conquêtes historiques des mobilisations sociales et des politiques publiques conduites à partir de la seconde guerre mondiale. Dans leur appel à faire le deuil du libéralisme Libéralisme Philosophie économique et politique, apparue au XVIIIe siècle et privilégiant les principes de liberté et de responsabilité individuelle ; il en découle une défense du marché de la libre concurrence. économique, un collectif d’intellectuels belges fait d’ailleurs ce constat : "La sociale démocratie a énormément concédé au marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
. Elle a privatisé et malmené les services publics. Elle doit faire sa révolution et inventer un nouvel étatisme, un nouveau collectivisme" [4]. Une révolution qui tarde à venir. En témoignent, les craintes de l’Europe, partis sociaux démocrates compris, de remettre en cause la suprématie du dollar et, par là, celle des États-Unis sur la scène internationale.

L’État providence est mort. D’où, en ces temps tourmentés, un autre constat qui fait aussi l’unanimité. La gauche doit se réinventer autour d’un nouveau paradigme. A ce sujet, les divergences apparaissent rapidement. L’économiste français, Michel Husson, en propose les contours en ces termes : "la cohérence d’une véritable politique économique Politique économique Stratégie menée par les pouvoirs publics en matière économique. Cela peut incorporer une action au niveau de l’industrie, des secteurs, de la monnaie, de la fiscalité, de l’environnement. Elle peut être poursuivie par l’intermédiaire d’un plan strict ou souple ou par des recommandations ou des incitations.
(en anglais : economic policy).
de gauche ne peut être aujourd’hui obtenue que par un degré élevé de radicalité" [5]. Partons de là…

 Pour une autre répartition des richesses

Selon l’économiste Jacques Attali, à court terme, la réforme la plus urgente à apporter au système est de réduire et de réajuster dans le temps la dette des plus pauvres [6]. Cette proposition posée au regard de l’urgence du contexte américain ne fait néanmoins que reporter l’échéance d’un krach Krach Effondrement subi d’une ou plusieurs places boursières à la suite d’une bulle financière. Il suscite souvent, chez les investisseurs, des conduites de panique qui amplifient cette situation de crise sur l’ensemble des marchés internationaux. L’exemple type du krach est celui qui affligea la bourse de Wall Street en 1929.
(En anglais : stock market crash)
mondial de l’endettement.

Plus qu’un indicateur de la mauvaise gouvernance des banques aux États-Unis, la crise du Subprime Subprime Crédit accordé à une famille qui ne possède pas les conditions pour obtenir celui-ci, c’est-à-dire avoir des rentrées financières stables ; ce prêt est considéré comme étant risqué ; dont le taux d’intérêt pratiqué ne sera pas celui d’un risque normal, appelé aux États-Unis « prime rate » (taux de base), mais celui d’une catégorie « en dessous » (subprime).
(en anglais : subprime).
met en lumière le retour d’un phénomène caractéristique du début de l’industrialisme en Occident et qu’on croyait à jamais jeté dans les oubliettes de l’histoire : le travailleur pauvre. La crise actuelle a pour élément déclencheur l’endettement de travailleurs appauvris par trois décennies d’accroissement des inégalités. Quelques chiffres valent parfois mieux que de longs discours. En France par exemple, pays pourtant encore éloigné des standards anglo-saxons quant aux inégalités sociales, sur la période 1998-2005 : "les 0,01% des foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croître de 42,6% sur la période, contre 4,6% pour les 90% des foyers les moins riches" [7]. Ce fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres dans nos sociétés tient d’abord à la distribution primaire des richesses. En Belgique par exemple, la part du PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
revenant aux travailleurs est passée sous la barre de 50% en 2007 [8].

Pour Michel Husson, face à l’envolée du chômage, l’augmentation des dépenses de santé ou encore au vieillissement de la population dans les pays industrialisés, la transformation des clés de répartition de la richesse Richesse Mot confus qui peut désigner aussi bien le patrimoine (stock) que le Produit intérieur brut (PIB), la valeur ajoutée ou l’accumulation de marchandises produites (flux).
(en anglais : wealth)
produite est la condition sine qua non d’un autre modèle de développement et d’un véritable programme économique de gauche. Sans cela, tout projet politique visant à lutter contre le chômage, à renforcer la sécurité sociale ou à adapter le temps de travail conduirait inexorablement "à un recul de la solidarité et à la montée des inégalités" [9].

En outre, et en dehors d’une régulation nécessaire du système bancaire, obliger les banques à revenir au cœur de leur métier -prêter aux entreprises- et permettre aux travailleurs d’épargner une partie d’un salaire qui ne se limite pas aux dépenses contraintes sont les deux faces d’une même médaille.

Parvenir à un tel rééquilibrage n’est pas impossible. L’accroissement des inégalités n’a -on pourrait parfois en douter- rien de naturel. Pour y parvenir, la fiscalité est au cœur des propositions à gauche.

 En aval, plus de justice fiscale

Une juste rétribution du travail passe par une plus grande justice fiscale. L’État a ici un rôle central à jouer. Au niveau international, il s’agit de démanteler les paradis fiscaux et, à plus long terme, créer et faire appliquer des taxes globales [10] -à l’image de la taxe Tobin- visant à financer une mondialisation équitable et durable.

Au niveau national, alors qu’en Europe l’ère du temps est à la flat taxe, une plus juste répartition des richesses passera nécessairement par une plus forte progressivité de l’impôt sur les revenus et le rétablissement ou l’établissement d’un impôt sur les bénéfices des sociétés. Une taxe qui, si elle avait une dimension supranationale, serait le frein le plus efficace à la mise en concurrence des systèmes fiscaux nationaux par les entreprises multinationales. En Roumanie par exemple, une entreprise décidant d’investir dans le pays ne paie pas d’impôts sur ses bénéfices pendant 10 ans. En Belgique, les intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
notionnels ont fait baisser la recette de l’impôt des sociétés de 34 à 26% [11]. Attirer l’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
ne peut se faire à n’importe quel prix !

Enfin, pas de justice fiscale, sans un impôt sur les grosses fortunes et les revenus du patrimoine Patrimoine Ensemble des avoirs d’un acteur économique. Il peut être brut (ensemble des actifs) ou net (total des actifs moins les dettes).
(en anglais : wealth)
.

  En amont, oser briser le tabou de la propriété des moyens de production

Une meilleure redistribution des richesses est un axe central des réponses qu’offrent les forces progressistes à la crise du modèle économique et financier actuel. Néanmoins, peut-on se dispenser de s’interroger sur un thème crucial qui fut au centre de la construction historique de la gauche et qui est mis en sourdine depuis plus de trois décennies. Le journaliste Hervé Kempf dans les colonnes du Monde [12] ose aborder cette question encore provocante mais qui, selon lui, pourrait ne plus l’être dans quelques mois, quelques dépôts de bilan plus tard… Cette question est celle de la propriété des moyens de production. Qui doit contrôler l’économie ? Et donc aussi, qui décide de la manière de produire des richesses ? Ici, c’est la structure de l’entreprise privée qui est mise en cause.

En effet, la crise actuelle est aussi l’échec d’un modèle économique guidé par l’intérêt à très court terme d’une poignée d’actionnaires et qui, de façon croissante, internalise la concurrence. Dans certains secteurs comme l’automobile, la stratégie de compétitivité basée uniquement sur les coûts de production montre ses limites.

L’entreprise est l’institution centrale du capitalisme Capitalisme Système économique et sociétal fondé sur la possession des entreprises, des bureaux et des usines par des détenteurs de capitaux auxquels des salariés, ne possédant pas les moyens de subsistance, doivent vendre leur force de travail contre un salaire.
(en anglais : capitalism)
moderne. Pourtant, elle n’occupe aujourd’hui qu’une place très marginale, à gauche, dans les réflexions économiques. Des pistes d’alternatives existent. Les formes coopératives de production ne sont-elles pas plus efficaces que le modèle de la firme privée ? [13] La participation des salariés à la définition des stratégies commerciales et financières d’une entreprise est d’application ç et là. La cogestion ou l’autogestion sont-elles des mécanismes permettant de construire un modèle d’entreprise plus en phase avec les défis environnementaux, sociaux et économiques qui se posent aujourd’hui ?

Des questions auxquelles la gauche répond encore en ordre dispersé. Pourtant, parce qu’elle est le rez-de-chaussée de la concertation sociale, l’entreprise reste le lieu privilégié du rapport de forces entre le capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
et le travail et donc, de la définition des modalités de la répartition primaire de la plus-value Plus-value En langage marxiste, il s’agit du travail non payé aux salariés par rapport à la valeur que ceux-ci produisent ; cela forme l’exploitation capitaliste ; dans le langage comptable et boursier, c’est la différence obtenue entre l’achat et la vente d’un titre ou d’un immeuble ; si la différence est négative, on parlera de moins-value.
(en anglais : surplus value).
produite par l’activité humaine.

 Mettre l’intérêt entre parenthèses

Il n’y aura pas de politique économique Politique économique Stratégie menée par les pouvoirs publics en matière économique. Cela peut incorporer une action au niveau de l’industrie, des secteurs, de la monnaie, de la fiscalité, de l’environnement. Elle peut être poursuivie par l’intermédiaire d’un plan strict ou souple ou par des recommandations ou des incitations.
(en anglais : economic policy).
de gauche crédible sans que celle-ci repose sur des fondements philosophiques et idéologiques solides. Comme l’exprimait l’historien français, Christian Laval, lors d’une rencontre avec des syndicalistes belges en décembre 2008 [14], le néolibéralisme Néolibéralisme Doctrine économique consistant à remettre au goût du jour les théories libérales « pures ». Elle consiste surtout à réduire le rôle de l’État dans l’économie, à diminuer la fiscalité surtout pour les plus riches, à ouvrir les secteurs à la « libre concurrence », à laisser le marché s’autoréguler, donc à déréglementer, à baisser les dépenses sociales. Elle a été impulsée par Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Mais elle a pris de l’ampleur au moment des gouvernements de Thatcher en Grande-Bretagne et de Reagan aux États-Unis.
(en anglais : neoliberalism)
s’est construit à partir des années 30 en mettant "l’intérêt" au centre de tout rapport humain, et est devenu de ce fait, à partir des années 70, plus qu’une simple doctrine économique.

Sauver les banques ne suffira pas. Renforcer l’imposition sur les bénéfices des sociétés non plus. Trouver la porte de sortie du néolibéralisme implique, comme l’affirme le philosophe Alain Badiou, de rompre avec cette loi d’airain du discours dominant qui voudrait faire croire à la fin des idéologies [15]. Un autre modèle économique où le développement individuel serait assuré par le truchement d’une collectivité forte passe, à ne pas en douter, par une réactivation de la bataille des idées.





[1Les Echos du 2 février 2009.

[2"Mettons la finance à sa place", Belém, le 1er février 2009.

[3Ce titre est emprunté à l’introduction du "Manifeste altermondialiste" publié par Attac aux éditions Mille et une nuits en 2007.

[4"Camarades, jetons le bébé avec l’eau du bain libéral", Le Soir du 3 novembre 2008.

[5Michel Husson, "Il est temps d’être radical", dans L’Economie politique n°40 du 4e trimestre 2008.

[6Jacques Attali, A global Weimar, le Wall Street Journal du 12 février 2009.

[7Camille Landais, "Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ?", Paris, Paris School of Economics, Juin 2007, http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/documents/htrev.pdf.

[8Syndicats n°3 du 13 février 2009.

[9Michel Husson, Idem.

[10Mettons la finance à sa place, Idem.

[11Voir à ce sujet les propositions de la FGTB sur le site "le capitalisme nuit gravement à la santé", http://www.contre-attaque.be/index.php?p=concret2

[12Hervé Kempf, "Le chemin du postcapitalisme", Le Monde du 15 janvier 2009.

[13Hervé Kempf, Idem.

[14Pour un résumé de cette conférence sur "l’homme économique occidental", voir http://www.gresea.be/PV081215BBconfLavalGPDweb.html

[15Alain Badiou, "De quel réel cette crise est-elle le spectacle ?", Le Monde du 18 octobre 2008.