Le chômage… ailleurs


Jeudi 28 novembre 2013, Lise Blanmailland, 10736 signes.

Analyse parue dans le Gresea Echos n°76, 4e trimestre 2013 : Emploi, chômage : les deux faces d’un même marché.

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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le chômage est habituellement une notion associée aux pays occidentaux et n’est d’ailleurs pas toujours appropriée pour les pays en développement. Tout d’abord, il est extrêmement difficile de mesurer l’ampleur du phénomène du chômage pour des raisons statistiques. Si dans nos contrées les personnes sans emploi sont recensées de façon exhaustive afin de pouvoir recevoir les allocations de chômage, il n’en va pas de même ailleurs. Des centaines de millions de chômeurs dans les pays en développement ne bénéficient d’absolument aucune protection sociale. Plus de la moitié de la population mondiale ne dispose d’aucune forme de protection sociale et à peine une personne sur cinq bénéficie d’une couverture sociale relativement adéquate [1]. La moindre crise économique provoque dès lors des désastres sociaux. Cette absence d’aide aux personnes sans emploi rend la nécessité administrative de les connaître nulle. Le fait que le chômage n’y soit pas déclaré ne traduit bien sûr pas l’absence du chômage mais bien l’absence de couverture sociale. Selon certaines statistiques, le taux de chômage de nombreux pays en développement peut ainsi s’avérer inférieur à celui que l’on observe dans certains pays occidentaux. Pourtant, le sous-emploi y atteint un niveau extrême et sévit de façon structurelle depuis plusieurs décennies.

Selon le dernier rapport de l’OIT OIT Organisation internationale du Travail : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
sur les tendances mondiales de l’emploi des jeunes, deux tiers des jeunes en âge de travailler de certains pays en développement sont soit au chômage soit dans des emplois médiocres [2]. Rappelons qu’en Asie du Sud, 66% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour selon la banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
 ; en Afrique subsaharienne, 70% [3] .

Une autre raison pour laquelle la notion de chômage, entendue comme une absence « totale » de travail, n’est pas des plus pertinentes dans les pays en développement tient au contenu même du travail. Dépourvus de toute protection sociale et de ressources, les chômeurs ne peuvent se maintenir dans cette situation et se voient obligés la plupart du temps de se tourner vers l’économie informelle pour assurer leur survie.

  L’économie informelle, une économie de la survie

Dans les pays en développement, le secteur informel Secteur informel Partie de l’économie qui n’est pas officiellement comptabilisée, supervisée et taxée par une autorité publique. Cela englobe l’économie familiale, l’économie conviviale (entraide, don…) et l’économie clandestine ou souterraine. Dans nombre de pays du Tiers-monde, notamment les plus pauvres, le secteur informel absorbe une majorité de la population.
(En anglais : informal sector)
atteint une intensité particulièrement accrue. En Haïti, il représente 92% des emplois ! en Inde, 83%. Alors qu’il concerne déjà 1,8 milliard de personnes dans le monde, il pourrait, selon l’OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
, atteindre deux tiers de la population active en 2020 [4].

De quoi s’agit-il au juste ? Il s’agit de l’ensemble des activités économiques, productrices de biens matériels ou immatériels, qui s’exercent hors des normes légales. Une entreprise du secteur informel Secteur informel Partie de l’économie qui n’est pas officiellement comptabilisée, supervisée et taxée par une autorité publique. Cela englobe l’économie familiale, l’économie conviviale (entraide, don…) et l’économie clandestine ou souterraine. Dans nombre de pays du Tiers-monde, notamment les plus pauvres, le secteur informel absorbe une majorité de la population.
(En anglais : informal sector)
n’est au départ par définition pas déclarée. Elle échappe donc à tout contrôle de l’État, ne paie pas d’impôts, ne déclare pas sa main-d’œuvre, etc. L’entreprise n’est pas illégale de par son activité (même si certaines sont contraires à la loi) mais parce que les règles de son enregistrement, de son exercice et de son fonctionnement ne sont pas respectées. Certains parleront plutôt d’économie souterraine, de micro-entreprises, ou encore de secteur non officiel.

Mais il s’agit avant toute chose d’une nécessité pour les « chômeurs » du Sud. C’est aussi, comme nous le disait René De Schutter, tout le dynamisme dont font preuve des millions de personnes dans le Tiers-Monde en vue de survivre, de subsister et d’améliorer leurs conditions de vie [5]. Certains vont même jusqu’à dire que l’économie informelle est la seule source d’espoir pour les pays en développement et la base de leur développement économique. Hernando De Soto parle ainsi des « potentialités du secteur informel dans le contexte de sa lutte contre l’exploitation par le mercantilisme, considéré comme un capitalisme Capitalisme Système économique et sociétal fondé sur la possession des entreprises, des bureaux et des usines par des détenteurs de capitaux auxquels des salariés, ne possédant pas les moyens de subsistance, doivent vendre leur force de travail contre un salaire.
(en anglais : capitalism)
non concurrentiel, né de l’élaboration non démocratique du droit. [6] » . Il faut faire attention cependant à ne pas verser dans l’idéalisation de l’informel. Il s’agit bien, rappelons-le, d’une stratégie de survie et non d’une stratégie alternative.

Cette lutte pour la survie ou pour de meilleures conditions de vie prend la forme de petits vendeurs ambulants de cigarettes ou de petits gâteaux, de cireurs de chaussures, de taxis, de coiffeurs de rue, etc. mais aussi de prostituées ou de vendeurs de drogues.

Le secteur informel opère en règle générale avec un minimum de capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
, utilise une technologie très élémentaire et se situe à un niveau professionnel très faible. Le niveau de productivité Productivité Rapport entre la quantité produite et les ressources utilisées pour ce faire. En général, on calcule a priori une productivité du travail, qui est le rapport entre soit de la quantité produite, soit de la valeur ajoutée réelle (hors inflation) et le nombre de personnes nécessaires pour cette production (ou le nombre d’heures de travail prestées). Par ailleurs, on calcule aussi une productivité du capital ou une productivité globale des facteurs (travail et capital ensemble, sans que cela soit spécifique à l’un ou à l’autre). Mais c’est très confus pour savoir ce que cela veut dire concrètement. Pour les marxistes, par contre, on distingue la productivité du travail, qui est hausse de la production à travers des moyens techniques (machines plus performantes, meilleure organisation du travail, etc.), et l’intensification du travail, qui exige une dépense de force humaine supplémentaire (accélération des rythmes de travail, suppression des temps morts, etc.).
(en anglais : productivity)
n’est par conséquent pas élevé et les revenus sont, la plupart du temps, très bas. Les emplois du secteur informel sont en plus particulièrement instables.

Enfin, l’informel s’est développé dans les pays en développement en réponse à une série d’échecs ; échecs du projet industrialiste-développementaliste, échec de l’État de droit institutionnalisé, échec de la généralisation des droits sociaux, comme le fait rappeler Bruno Lautier [7]. Il est, ni plus ni moins, l’arme des pauvres pour survivre.

 Quand emplois il y a…

Allons voir du côté du formel. Dans beaucoup de pays en développement, un fonctionnaire fait subsister toute sa famille et même au-delà grâce à son maigre salaire. Les politiques d’ajustements structurels imposés par le FMI FMI Fonds Monétaire International : Institution intergouvernementale, créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods et chargée initialement de surveiller l’évolution des comptes extérieurs des pays pour éviter qu’ils ne dévaluent (dans un système de taux de change fixes). Avec le changement de système (taux de change flexibles) et la crise économique, le FMI s’est petit à petit changé en prêteur en dernier ressort des États endettés et en sauveur des réserves des banques centrales. Il a commencé à intervenir essentiellement dans les pays du Tiers-monde pour leur imposer des plans d’ajustement structurel extrêmement sévères, impliquant généralement une dévaluation drastique de la monnaie, une réduction des dépenses publiques notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé, des baisses de salaire et d’allocations en tous genres. Le FMI compte 188 États membres. Mais chaque gouvernement a un droit de vote selon son apport de capital, comme dans une société par actions. Les décisions sont prises à une majorité de 85% et Washington dispose d’une part d’environ 17%, ce qui lui donne de facto un droit de veto. Selon un accord datant de l’après-guerre, le secrétaire général du FMI est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
seront une des causes de la désertion des travailleurs de l’économie formelle des pays.

De plus, les pays en développement se sont heurtés à l’échec de créer des emplois à la cadence de la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
démographique. Les pays les plus pauvres sont en effet confrontés à une démographie galopante. Selon le dernier rapport de la Cnuced CNUCED Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement : Institution des Nations unies créée en 1964, en vue de mieux prendre en compte les besoins et aspirations des peuples du Tiers-monde. La CNUCED édite un rapport annuel sur les investissements directs à l’étranger et les multinationales dans le monde, en anglais le World Investment Report.
(En anglais : United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD)
, publié en novembre 2013 [8], la population dans les 49 pays les plus pauvres augmente cinq fois plus que dans les pays développés. Parallèlement à cette explosion démographique, la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
économique s’est élevée à 7,2% en moyenne par an entre 2002 et 2008 alors que le nombre d’emplois n’a augmenté que de 2,9 sur la même période. Le PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
par habitant de l’Angola, par exemple, deuxième plus grand exportateur de pétrole d’Afrique et qui fait partie des 49 pays les plus pauvres, a augmenté de 92% sur cette période, mais l’emploi a, quant à lui, baissé de 2,3%. Sachant que 60% de la population de ces pays a moins de 25 ans, de nombreux nouveaux emplois devront être créés d’ici 2020.

Enfin, il est à noter que la plupart des emplois du secteur formel non étatique ne servent pas les besoins des pays en développement. La colonisation a en effet créé des économies dont le but était de satisfaire les besoins des puissances coloniales et leur permettre de s’enrichir. La culture de produits vivriers a ainsi fait place aux plantations de coton, café, riz d’exportation. L’agriculteur - comme l’artisan d’ailleurs- travaille dès lors au service de l’exportation. A l’heure actuelle, la donne reste fondamentalement la même. Les transnationales d’aujourd’hui, tels les conquistadors d’hier, exploitent les pays en développement et leurs habitants. Dans le domaine agricole, des milliers de paysans ont dû quitter leurs terres. Les grandes exploitations agricoles sont mécanisées et ont besoin de peu de main-d’œuvre. Main-d’œuvre généralement sous-payée qui travaille souvent dans de très mauvaises conditions.

Il en va de même dans le secteur industriel. Lorsqu’un ouvrier tombe malade, il ne perçoit pas de salaire et risque bien vite de perdre son emploi. Si des syndicalistes luttent au quotidien pour défendre les emplois et les droits, ceux-ci sont très souvent exposés à de graves violations de leurs droits syndicaux, ce malgré les instruments juridiques internationaux qui les protègent et les promeuvent. En témoigne notamment le rapport annuel de la CSI (Confédération syndicale internationale) [9].

 Les investissements étrangers créent-ils vraiment de l’emploi ?

Il arrive souvent que les délocalisations soient présentées comme une forme d’aide au développement. Si par définition les transferts à l’étranger –ou dit autrement les investissements directs étrangers- ne créent pas d’emploi chez nous, ils les créeraient ailleurs.

Pour commencer, qu’entend-on par investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
direct étranger ? L’IDE IDE Investissement Direct à l’Étranger : Acquisition d’une entreprise ou création d’une filiale à l’étranger. Officiellement, lorsqu’une société achète 10% au moins d’une compagnie, on appelle cela un IDE (investissement direct à l’étranger). Lorsque c’est moins de 10%, c’est considéré comme un placement à l’étranger.
(en anglais : foreign direct investment)
est l’acte par lequel une société transfère des capitaux dans un pays étranger en vue d’y étendre ses activités. Ils sont de différents types. Il peut s’agir de transfert de fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
vers un pays étranger dans le but de créer, avec ou sans la participation d’un capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
local, une nouvelle entreprise. Mais il peut également s’agir d’un transfert dans le but d’absorber une entreprise déjà existante. C’est ce que l’on appelle des opérations de fusions et acquisitions.

Il s’agit d’ailleurs là de la forme d’IDE IDE Investissement Direct à l’Étranger : Acquisition d’une entreprise ou création d’une filiale à l’étranger. Officiellement, lorsqu’une société achète 10% au moins d’une compagnie, on appelle cela un IDE (investissement direct à l’étranger). Lorsque c’est moins de 10%, c’est considéré comme un placement à l’étranger.
(en anglais : foreign direct investment)
la plus fréquente. En 2007, sur 1.833 milliards de dollars investis à l’étranger, 1.637 ont servi à des opérations de fusions et acquisitions qui se soldent par ailleurs systématiquement par une restructuration [10]. Autrement dit, zéro création d’emploi.

Mais ce n’est pas tout. Les industries transférées dans les pays du Sud sont des industries modernes dont la technologie est conçue pour économiser la main-d’œuvre. S’il est vrai que les délocalisations ont créé un certain nombre de nouveaux emplois, il n’en demeure pas moins qu’elles ont éliminé un grand nombre des emplois existants, principalement dans l’agriculture et l’artisanat. En Indonésie par exemple, l’industrie textile a créé 86.000 nouvelles places de travail entre 1966 et 1971, mais dans la même période 410.000 emplois ont disparu dans l’artisanat textile [11]. Il en va de même pour la plupart des usines ultramodernes de transformation du lait qui empêchent l’existence de petites fromageries ou les usines qui fabriquent du pain et tuent des milliers de boulangeries partout dans le monde.

La pauvreté et les inégalités en hausse dans de nombreux pays en développement montrent de façon cinglante l’échec du modèle productiviste néolibéral. La solution pour lutter contre le chômage dans ces pays ne peut venir que d’un changement radical de la politique économique Politique économique Stratégie menée par les pouvoirs publics en matière économique. Cela peut incorporer une action au niveau de l’industrie, des secteurs, de la monnaie, de la fiscalité, de l’environnement. Elle peut être poursuivie par l’intermédiaire d’un plan strict ou souple ou par des recommandations ou des incitations.
(en anglais : economic policy).
et réside notamment dans la capacité des États du Sud à produire et faire respecter des normes encadrant l’activité économique.





[1CETRI, Retour de l’État. Pour quelles politiques sociales ? Points de vue du Sud, Ed. Syllepse, Paris, 2009, p.33.

[3Chiffres disponibles sur le site de la Banque mondiale http://donnees.banquemondiale.org/theme/pauvrete

[4OCDE, L’emploi informel dans les pays en développement : une normalité indépassable ?, Centre de développement de l’OCDE, 2009, disponible sur le site Internet de l’OCDE : www.oecd.org/publications/synthèses

[5Voir la brochure pédagogique de René De Schutter, Le secteur informel, clés pour…, Gresea, 1996.

[6Voir notamment Hernando De Soto, L’autre sentier. La révolution informelle dans le tiers monde, Ed. La Découverte, Paris, 1994.

[7Bruno Lautier, L’économie informelle dans le tiers monde, Ed. La Découverte, Paris, 1994.

[8Cnuced, Rapport 2013 sur les pays les moins avancés ? Une croissance créatrice d’emplois pour un développement équitable et durable, Genève, 2013, disponible sur le site de la Cnuced à l’adresse suivante : http://unctad.org/fr/pages/PressRelease.aspx?OriginalVersionID=163

[9Vous trouverez le rapport de juin 2013 via le lien suivant : http://www.ituc-csi.org/nouveau-rapport-de-la-csi-sur-les-13358?lang=fr

[10Fiche sur les IDE dans Bruno Bauraind (dir.), Le Big Business en 25 fiches. Petit manuel de l’entreprise transnationale, Bruxelles, 2012, p. 23.

[11CETIM, Chômage ici, chômage là-bas. Contribuer au changement, Genève, 1985, p.45.

P.-S.

Analyse parue dans le Gresea Echos n°76, 4e trimestre 2013 : Emploi, chômage : les deux faces d’un même marché.