Antitrust ? Objet de musée…


Newsflash n° 132

Lundi 4 août 2014, Erik Rydberg, 2115 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le numéro daté du 10 juillet 2014 du New York Review of Books indique que la publication est entrée dans sa 61e année. Voilà qui réjouit. Parmi les papiers : une recension du livre de Brad Stone sur la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
crétinisante Amazon (The Everything Store – Le magasin "n’importe-quoi"), dont l’édition de poche, prévue en octobre, chez Hachette, est frappée d’omerta sur le site d’Amazon pour cause de différend commercial entre çui-ci et Hachette. Énième épisode dans la guerre d’extermination qu’Amazon a déclarée au livre. On y reviendra. Ce qui vaut d’en parler ici, entre deux portes, est une observation faite par Steve Coll dans sa recension au sujet des politiques publiques en matière de concurrence. On aurait pu croire, en effet, que les pratiques d’Amazon constituent un cas d’école d’abus de position dominante. C’est faire fausse route. Car, note Coll, le droit de la concurrence a entretemps bigrement évolué. À l’origine censée défendre les petits opérateurs contre les grands, la législation antitrust en est venue à surtout protéger le consommateur, donc… les prix écrasés que seules les très grosses entreprises (Amazon vend carrément à perte) sont à même de pratiquer. Cette évolution est due à une conjonction – une alliance objective, mettons – entre logiques de droite et de gauche. À droite, sans mystère, on trouve les "idéologues du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
libre" visant à défaire toutes les entraves réglementaires gênant le business. À gauche, plus inattendu, c’est le mouvement consumériste qui, fâché à ses débuts (années soixante) avec la dangerosité des produits de l’industrie automobile et la pollution des entreprises, en est venu à privilégier les intérêts Intérêts Revenus d’une obligation ou d’un crédit. Ils peuvent être fixes ou variables, mais toujours déterminés à l’avance.
(en anglais : interest)
du consommateur devant ceux des petites (et moyennes) entreprises, bref, à juger avantageuses, et préférables, les grosses entreprises (comme Amazon) offrant des produits bon marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
– voire, pour étendre le raisonnement, des meilleures garanties de respect de normes sociales dites fondamentales. Le "Big Business" ne manque pas d’amis – ni d’idiots utiles…