Lettre d’info du Gresea n°75


Septembre 2014

Lundi 6 octobre 2014, Lucille Vanhasselt, 3829 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Un autre monde, c’est penser autrement

 

 Gresea Echos 79 : « La Première Guerre coloniale mondiale »

Le centenaire de la guerre 14-18 a été l’objet de nombre de commémorations et de publications concernant cette effroyable boucherie qui a duré quatre ans, a dévasté le continent européen et coûté la vie à 9 millions de personnes (sans compter la grippe espagnole qui s’ensuivit et qui a tué de 20 à 50 millions de personnes).

Néanmoins, peu d’entre elles ont rappelé l’énorme enjeu colonial qui a précédé le conflit et qui, à coup sûr, en a été une des causes majeures.

A l’époque, il y avait une course à la colonisation entamée par les principales puissances européennes, qui se sont retrouvées belligérantes entre 1914 et 1918. Tout ce qui pouvait être conquis était accaparé par l’un de ces États, qui en faisait une chasse gardée pour les grandes firmes nationales métropolitaines. Avant 1914, la grande bataille se menait pour se partager l’énorme continent africain et l’Empire ottoman en décrépitude.

Tant qu’il y avait des terres à prendre, ceux qui arrivaient en retard pouvaient encore se rattraper sur les contrées plus ou moins indépendantes. Une fois que la planète s’est retrouvée entièrement sous la domination de l’une ou l’autre puissance, il n’y avait d’autres moyens de s’emparer de nouvelles colonies que de les arracher des mains des adversaires. D’où des conflits de plus en plus fréquents qui ne pouvaient déboucher, par le jeu des alliances entre États européens, qu’à une guerre généralisée et mondiale.

Ce n’est donc pas une folie des hommes, obsédés par la grandeur et épris de gloire militaire, qui a provoqué le conflit. C’est l’aboutissement logique d’un système qui a capoté.

Pour commander le Gresea Echos n°79, cliquez ici

  « La guerre économique contre le livre »

Fatalité que la disparition du livre, d’une certaine (haute) idée de la culture ? Amazon fait tout pour. Au départ marchand de livres usagés, son ambition est de devenir l’éditeur n°1 mondial, tout à son goût, des best-sellers médiocres, bref refaire le coup de la "tomate de merde". L’Appel des 451, un parmi d’autres dirait Ken Loach, invite à la résistance. Analyse

 Projection-débat : « Le malentendu colonial », avec Raf Custers

Débat dans le cadre du 15e Festival du cinéma d’ATTAC : « Afrique : la recolonisation perpétuelle ? », le dimanche 5 octobre 2014, à 14h30, au Botanique.

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création ». Au nom de ce précepte biblique, des chrétiens sont partis –en masse– convertir les peuples « barbares ». Convaincus de la supériorité de la civilisation européenne, ils ont ainsi accompagné et soutenu la colonisation en Afrique. Cette convergence entre « éthique chrétienne » et « intérêts marchands » aura pour conséquence le traumatisme des colonisés et les préjugés des colonisateurs.

Plus d’info

 En débat sur Newsflash

Les entreprises européennes sont assises sur un matelas de près d’un trillion d’euros rapporte le Financial Times du 15 septembre 2014. Un trillion, c’est mille milliards. Et ça ne fait que grimper : en 2007, elles en étaient à quelque 700 milliards. C’est de l’argent inutilisé.