Dossier du Gresea : "Matières premières en Amérique du Sud"


Jeudi 5 février 2015, Raf Custers, 2833 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Le continent Sud-Américain fournit des matières premières depuis l’époque coloniale, et elles ne sont toujours pas épuisées. Elles proviennent du sous-sol, des forêts, des champs, des lacs et des océans. L’Amérique s’est également laissé emporter dans la fureur. Les vieilles mines forcent l’allure, de nouvelles mines s’ouvrent. On abat les forêts pour laisser la place aux champs. Dans ce dossier en 5 parties, un fil rouge : dilemmes et les choix douloureux autour d’une course aux matières premières et à la croissance dans l’espoir de sortir du schéma colonial où tout est axé sur l’exportation


 1er volet : L’Uruguay s’habille de cellulose

L’Uruguay n’est pas une "pulp fiction". Le pays se vautre pour ainsi dire dans la cellulose. L’Uruguay, quasiment le plus petit pays d’Amérique du Sud, se lance avec enthousiasme dans l’exportation de matières premières. Alors que la cellulose est en pleine croissance, l’extraction de minerais décolle laborieusement. En tout cas, les investisseurs étrangers réclament leur part du gâteau.

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 2e volet : Le Brésil prospecte en eaux profondes

Le Brésil est le troisième plus gros consommateur d’énergie de l’hémisphère occidental, après les États-Unis et le Canada. Le pays est en mesure de produire lui-même de l’énergie, grâce aux barrages érigés sur ses fleuves, mais des protestations s’élèvent de toutes parts contre la construction de nouveaux barrages. Le Brésil possède aussi du pétrole et du gaz. Début 2010, on y a même découvert l’un des plus grands gisements pétroliers en eaux profondes, le champ de Libra dans l’océan Atlantique.

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 3e volet : L’Argentine adhère au cliché de la croissance

L’Argentine s’en tire de justesse. Et cela, depuis la profonde crise de 2001, quand le pays a été mis sur la paille pour incapacité de payer sa dette internationale. La crise a jeté la moitié de la population dans la pauvreté, et les Argentins n’ont pas avalé la pilule. Dans tout le pays, la contestation sociale s’est organisée et le gouvernement a bien été forcé d’écouter. Depuis lors, l’Argentine a fait du chemin.

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 4e volet : Qui dit Chili, dit cuivre

Certains ne supportent pas que des pays revendiquent d’avoir leur mot à dire sur leurs matières premières. L’expression "nationalisme des matières premières" prend alors une connotation péjorative. Pour Ernst&Young, un cabinet international d’audit financier, c’était même la tendance la plus menaçante en 2012. Si des gouvernements veulent avoir davantage prise sur le secteur minier, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.

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 5e volet : La Bolivie cherche à raccourcir la chaîne

La Bolivie, un des pays les plus sous-développés d’Amérique Latine, est dirigée depuis 2006 par un gouvernement ouvertement de gauche qui veut à tout prix industrialiser. En tout cas, la base matérielle est là : le sous-sol contient d’importantes réserves de pétrole et de gaz, et regorge d’étain, de zinc et d’argent.

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