Lettre d’info du Gresea n°45


Février 2011

Mardi 1er mars 2011, Bruno Bauraind, 4488 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Lettre d’information du GRESEA

 

 Europe 2020 : décade prodigieuse…ment antisociale

De ses hauts sommets, la Commission européenne réfléchit à nouveau aux technostructures les plus appropriées pour instaurer un Pacte de Compétitivité, en ce compris une "norme salariale" paneuropéenne. Dit autrement, on ne change pas, de ce côté, une stratégie vouée à l’échec. C’est en effet depuis en mars 2000 que l’Europe s’évertue à devenir une économie ultracompétitive. Dix ans après, de son propre aveu, la tâche n’est pas accomplie. Mais on promet d’y parvenir durant la décennie à venir. A quel prix social ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

 Terres rares, enjeu de développement

"Pas de contentieux SVP sur les terres rares" était le message chinois qui précédait le président Hu Jintao avant son départ aux Etats-Unis, en janvier 2011. Pourtant en Occident, les discours s’enveniment. Sans ces minerais, la fabrication de produits électroniques et "l’économie verte" tombent à sec. L’Occident en a arrêté la production ("non rentable") laissant la Chine prendre le relais qui, du coup, en devient le seul producteur. Maintenant que la Chine utilise davantage ses propres ressources, l’Occident crie – ironie involontaire – au voleur…Pour en savoir plus, cliquez ici.

 La "communalité" ou la réappropriation du collectif

En 1968, Garett Hardin publiait son fameux article intitulé "The tragedy of the commons". Plus de quarante ans plus tard, le sujet reste pertinent et a encore gagné en actualité. A travers l’expérience du mouvement de Oaxaca, ces "commons" ou biens collectifs qui désignent, au-delà des ressources elles-mêmes, leur mode de gestion collectif, nous renvoient à la communalité indigène. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 L’Observatoire des Entreprises : Unilever, Wal-Mart et Pfizer

Vieille de 118 ans, l’usine de thé Éléphant (aujourd’hui Fralib) appartient pour son malheur, via Lipton, à la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
Unilever. Cette dernière a récemment décidé de fermer son "centre de coûts" marseillais (pas assez profitable). Explication : cliquez ici.

L’industrie pharmaceutique va bien. Très bien même. En témoignent les 8,3 milliards de dollars de revenus nets de l’entreprise Pfizer en 2010. Cela ne l’empêchera pas de fermer son centre de recherche et développement pharmaceutique à Sandwich, 3e de Grande-Bretagne, qui employait 2.400 employés haut de gamme. La Bourse apprécie le geste.

Ont également été traités en ce mois de février 2011 :

H&M, Ford, LBHB (Leaf Business Holdings Belgium), Fiat et Fortis.

 Economie clin d’œil : La Belgique inondée de sel. La facture est salée…

Près d’un mois après la pénurie, la Belgique se retrouve inondée de sel en ce début de mois de février avec une arrivée de 151.000 tonnes de sel, dont 50.000 tonnes en provenance d’Amérique latine et 73.000 d’Australie. En cause, la position de monopole de la société ESCO. Explication dans notre newsflash n°77.

 Strip-tease : Miniers géants, profits maxi

Les affaires vont bien pour l’industrie minière. A titre Titre Morceau de papier qui représente un avoir, soit de propriété (actions), soit de créance à long terme (obligations) ; le titre est échangeable sur un marché financier, comme une Bourse, à un cours boursier déterminé par l’offre et la demande ; il donne droit à un revenu (dividende ou intérêt).
(en anglais : financial security)
d’illustration, Rio Tinto peut s’enorgueillir en euros de 10,3 milliards de profits nets, Anglo American de 4,7 milliards, Xstrata de 3,4 milliards et BHP Biliton de 7,6 milliards. Soit une augmentation respectivement de 194%, 170%, 609% (!) et 71,5%. Quelle que soit l’évolution de l’offre et la demande, actuellement ce sont elles qui fixent les prix. Pour en savoir plus, voyez notre newsflash n°78.