Suzuki divorce de VW


Lundi 28 septembre 2015, Henri Houben, 1296 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Suzuki a décidé de racheter la part que Volkswagen détenait depuis 2009 dans le capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
du constructeur japonais, soit 19,9%. L’accord global portait sur un échange de technologies dans la production de petites voitures. Mais le groupe nippon se plaint qu’il n’y ait pas eu de transfert de la part de la firme allemande. Pour sa part, VW accuse l’entreprise du Soleil levant d’avoir acheté des moteurs diesel à un concurrent, Fiat.

Fin 2011, Suzuki avait émis son intention d’arrêter la coopération avec VW, mais les deux conglomérats ne s’entendaient pas sur les termes de la rupture. Il a fallu l’arbitrage Arbitrage Opération qui consiste à jouer sur la différence de prix d’un même actif sur deux marchés financiers différents ou d’un produit dérivé par rapport à son produit sous-jacent. Ces gains sont généralement faibles, mais obtenus à grande échelle et recherchés en permanence par des travailleurs spécialisés (les arbitragistes) ils peuvent occasionner d’importants bénéfices (et parfois aussi des pertes considérables).
(en anglais : arbitrage, mais parfois aussi trading ou hedge).
du tribunal de la Chambre internationale de commerce fin août 2015, qui a donné en grande partie raison, finalement, à Suzuki, pour débloquer la situation.

Le coût de ce rachat est estimé à 3,5 milliards d’euros, une manne financière providentielle pour un constructeur allemand en pleine crise du diesel. Parallèlement, la part de 1,5% détenue par Suzuki dans VW a été reprise par Porsche, déjà actionnaire Actionnaire Détenteur d’une action ou d’une part de capital au minimum. En fait, c’est un titre de propriété. L’actionnaire qui possède une majorité ou une quantité suffisante de parts de capital est en fait le véritable propriétaire de l’entreprise qui les émet.
(en anglais : shareholder)
majoritaire. Le holding Holding Société financière qui possède des participations dans diverses firmes aux activités différentes.
(en anglais : holding)
familial détiendra donc dorénavant 52,2% du groupe allemand, venant de 50,7%.


Sources : Automotive News 30 août 2015, 16 septembre 2015, Les Echos 31 août 2015, 26 septembre 2015.