24 novembre 2016 - Colloque international – GRESEA/Mirador : Entreprises multinationales et mouvements sociaux Les formes de résistance dans l’entreprise éclatée


Mercredi 5 octobre 2016, Bruno Bauraind, 5836 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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En quelques décennies, les sociétés transnationales se sont imposées comme des acteurs majeurs de l’économie mondialisée. Les revenus des plus puissantes d’entre elles dépassent ceux de la plupart des Etats du globe. La division internationale du travail est désormais façonnée par les chaînes d’approvisionnement, dont la localisation dépend du coût de la main-d’œuvre, de la fiscalité ou encore des normes environnementales en vigueur dans les différentes régions du monde. Cette prééminence des STN ne va pas sans causer de contestations tant au Nord qu’au Sud, au sein des entreprises transnationales et de leurs filiales, mais également le long des chaînes d’approvisionnement. Les luttes se multiplient, prenant des formes tout à fait variées, de la lutte syndicale traditionnelle et institutionnalisée aux mobilisations des mouvements sociaux en passant par les initiatives pour un traité contraignant au sein des Nations-Unies.

3 Panels suivis d’une table ronde :

Panel 1 : "De l’entreprise intégrée aux chaînes d’approvisionnement mondialisées : comment caractériser l’évolution des multinationales ?"

Si les entreprises multinationales ont été l’objet d’études et de recherches académiques jusque dans les années 1980, certaines préoccupations politiques et la domination outrancière de l’école néoclassique en économie ont progressivement réduit ce champ de recherche. Pourtant, depuis la grande entreprise multidivisionnaire d’Alfred Chandler, les multinationales ont changé. De l’intérieur tout d’abord. Le recours croissant à la sous-traitance, la financiarisation des entreprises, l’éloignement des centres de décision, le management par la restructuration, l’entreprise multinationale d’aujourd’hui ne peut plus se comprendre avec les mêmes grilles d’analyse qu’hier. L’environnement dans lequel les entreprises fonctionnent est également en profonde mutation. La multiplication des accords bilatéraux de commerce et d’investissement participe à la création d’une "architecture juridique internationale" favorable aux intérêts privés.

  • Jean-Christophe Defraigne, économiste, professeur à l’Université Saint-Louis de Bruxelles.

    "L’impact de la financiarisation sur les modes de production et les chaînes d’approvisionnement mondialisées"
  • Wladimir Andreff, économiste, professeur émérite de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

    "Les stratégies d’investissement des multinationales issues des économies émergentes"
  • Brid Brennan, chercheuse au Transnational Institute (TNI).

    " Les accords de commerce et d’investissement : vers une architecture internationale de l’impunité ?"

Panel 2 : "Multinationales de la périphérie et relations collectives"

La mondialisation de l’économie a transformé la géographie de la production industrielle. Des multinationales du Sud font désormais concurrence aux oligopoles du Nord. Alors que certains Etats de la périphérie prennent progressivement une place déterminante sur la scène économique internationale, les anciens centres de la mondialisation font face à des processus de désindustrialisation important tant en termes de valeur ajoutée que d’emplois. Qu’en est-il de cette transformation du point de vue des relations socio-professionnelles dans les nouveaux pays d’accueil ou d’origine de l’investissement étranger ?

  • Violaine Delteil, économiste, professeure à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.

    "Stratégie d’investissement transnationale et régulation sociale dans les pays de l’Est européen"
  • Marcelo Delfini, sociologue, Universidad Nacional de General Sarmiento (Conicet), Buenos Aires, Argentine.

    "Emploi et relations de travail dans les multinationales : une étude sur une filiale argentine"

Panel 3 : "Réglementer les chaînes d’approvisionnement mondialisées : quelles perspectives ?"

Devant l’absence de droit social ou d’un droit du travail supranational, les ONGs et les syndicats se sont longtemps arc-boutés sur des dispositifs de responsabilité sociale (RSE) afin de réguler les conséquences sociales ou environnementales de l’activité des multinationales. Devant la faillite de ces dispositifs, la question de la contrainte juridique se pose à nouveau. Ce panel permettra de revenir sur l’initiative visant à obtenir un traité contraignant les multinationales à l’ONU.

  • Melik Ozden, directeur du Cetim, Suisse.

    "Un traité contraignant les multinationales à l’ONU : enjeux et perspectives"
  • Erika Gonzalez, chercheuse à l’Observatoire des multinationales en Amérique latine (OMAL), Espagne.

    "Pour en finir avec l’impunité des entreprises multinationales"
  • Jean-Marc Caudron, chercheur chez achACT, Belgique.

    "Les accords contraignants dans l’industrie de l’habillement"

Table ronde : "Stratégies de lutte au sein des chaînes d’approvisionnement mondialisées"

Ces dernières décennies, le double mouvement de fragmentation et d’internationalisation des multinationales a eu de multiples conséquences sur la forme de la conflictualité sociale en entreprise. L’éloignement des centres de décision ou la mise en concurrence intragroupe ont contraint les acteurs du mouvement social à adapter leurs pratiques de lutte, parfois peu relayées par les structures syndicales traditionnelles. Cette table ronde vise un partage d’expérience sur des luttes sociales emblématiques et victorieuses :

  • Benoît Borrits, journaliste et écrivain, cofondateur et animateur de l’Association Autogestion, membre du conseil scientifique d’Espaces Marx.

    "Les fralibs : de la multinationale à l’autogestion"
  • Juan Montes Cato, sociologue, Centro de Estudios e Investigaciones Laborales CONICET.

    "Les Praxair en Argentine : militance syndicale dans une entreprise multinationale en Argentine"
  • Eduardo Chagas, Secrétaire général de la Fédération syndicale Européenne des transports (ETF) :

    "La lutte des dockers en Europe".


Quand ? Le 24 novembre 2016, de 8h à 17h30.

Où ? Centre des chartreux, Rue des Chartreux, n°70 à 1000 Bruxelles

Inscription obligatoire : info gresea.be

Paf : 7 euros (gratuit pour les travailleurs sans emploi, les étudiants et les membres du réseau) (inclus : farde de presse et déjeuner)

Renseignements : 32.2/219.70.76 – info gresea.be

 


 

Programme en PDF, en français :

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Programme en PDF, en anglais :

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Programme en PDF, en espagnol :

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Infos pratiques :

Interprétation : Français /Anglais /Espagnol

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