Dexia finance les colonies hors-la-loi d’Israël


Jeudi 27 mai 2010, Lise Blanmailland, 2569 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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La décision gouvernementale de geler les colonies n’arrête pas les colons israéliens dans leur volonté de continuer à les agrandir et en construire de nouvelles et ce, en toute illégalité. Mais où, si pas auprès de l’Etat, se procurent-ils l’argent pour le faire ? C’est ici qu’intervient notre entreprise nationale. Le groupe franco-belge Dexia, qui détient plus de 60% du capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
de sa filiale israélienne, finance ainsi la construction de différentes colonies israéliennes en territoires occupés palestiniens depuis des années. Si l’Etat israélien refuse de les financer directement, il finit néanmoins par leur accorder des subsides, celles-ci une fois construites. Là réside la garantie des emprunts auprès de Dexia. En finançant la colonisation israélienne, Dexia viole son propre code d’éthique ainsi que le Pacte Mondial des Nations unies auquel la banque a adhéré et dont les deux premiers principes stipulent que "Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme dans leur sphère d’influence ; et à veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’homme." ou encore l’article 49 de la Convention de Genève selon lequel "la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle." A la suite d’une campagne de boycott lancée par l’association Intal, Dexia affirmait le 13 mai 2009 avoir cessé les prêts aux colonies. Deux semaines plus tard pourtant, le conseil régional du Gush Etzion au sud ouest de Bethléem approuvait l’octroi par Dexia d’un emprunt d’un montant de 1,4 million d’euros pour la construction d’une station d’épuration d’eau. Aujourd’hui, une nouvelle preuve de financement est mise en lumière par le groupe de travail israélien "Who profits". En réponse, Jean-Luc Dehaene, président du CA Groupe Dexia promettra durant l’assemblée générale du 12 mai 2010 de lancer une enquête et de faire une déclaration. On attend…

Source : Communiqué de l’Association belgo-palestinienne sur leur site : http://www.association-belgo-palestinienne.be/
Un court-métrage est également disponible sur : http://www.association-belgo-palestinienne.be/multimedias/shir-hever-aic-parle-des-colonies/