Investissements et développement : révisions déchirantes ?


Jeudi 25 septembre 2008, Erik Rydberg, 12222 signes.

Cette analyse, rédigée en concertation avec le CNCD, a été publiée dans le numéro 70 de la revue Imagine datée de novembre-décembre 2008, à l’intérieur du dossier thématique "Mythes et réalités du financement du développement" des Cahiers de la coopération internationale (n°9, 11/2008).

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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Les investissements directs à l’étranger brassent aujourd’hui quelque 1.500.000.000.000 dollars. Sans doute font-ils tous des "petits" avec, au Sud, impact sur le développement. Positif ou négatif ? Le débat n’est pas prêt d’être clos. Les faits et les tendances, par contre, sont bien visibles. Analyse.

Imaginons un instant que les grandes entreprises transnationales forment un gouvernement mondial et désignent entre eux un ministre de la Coopération au développement. Son communiqué de presse s’énoncera ainsi : "Comparée aux montants que nous consacrons à la bonne santé de l’économie mondiale, l’aide des Etats joue un rôle mineur. Il est donc naturel qu’on nous confie, en matière de Coopération au développement, une place prépondérante dans le concert des nations."

La situation n’a rien d’imaginaire. Si le club des multinationales n’est pas organisé sous la forme d’un gouvernement, il n’en dispose pas moins – pour faire valoir les mérites "développementaux" d’une circulation mondiale sans entrave des capitaux – de think tanks et d’institutions d’envergure internationale qui ont les moyens de faire du message une doctrine universelle, Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
, OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
, Organisation mondiale du commerce Organisation mondiale du Commerce Ou OMC : Institution créée le 1er janvier 1995 pour favoriser le libre-échange et y ériger les règles fondamentales, en se substituant au GATT. Par rapport au GATT, elle élargit les accords de liberté à des domaines non traités à ce niveau jusqu’alors comme l’agriculture, les services, la propriété intellectuelle, les investissements liés au commerce… En outre, elle établit un tribunal, l’organe des règlements des différends, permettant à un pays qui se sent lésé par les pratiques commerciales d’un autre de déposer plainte contre celui-ci, puis de prendre des sanctions de représailles si son cas est reconnu valable. Il y a actuellement 157 membres (en comptant l’Union européenne) et 26 États observateurs susceptibles d’entrer dans l’association dans les prochaines années.
(En anglais : World Trade Organization, WTO)
, etc. Et, dans les faits, lorsqu’on examine les grands flux Flux Notion économique qui consiste à comptabiliser tout ce qui entre et ce qui sort durant une période donnée (un an par exemple) pour une catégorie économique. Pour une personne, c’est par exemple ses revenus moins ses dépenses et éventuellement ce qu’il a vendu comme avoir et ce qu’il a acquis. Le flux s’oppose au stock.
(en anglais : flow)
financiers qui prennent la direction des pays du Sud, les investissements des entreprises peuvent sans conteste prétendre à la médaille d’or.

Les faits, en apparence, leur donnent raison. Le flux Flux Notion économique qui consiste à comptabiliser tout ce qui entre et ce qui sort durant une période donnée (un an par exemple) pour une catégorie économique. Pour une personne, c’est par exemple ses revenus moins ses dépenses et éventuellement ce qu’il a vendu comme avoir et ce qu’il a acquis. Le flux s’oppose au stock.
(en anglais : flow)
de capitaux investis par des entreprises dans le Sud représente en 2006 quelque 380 milliards de dollars. C’est près de deux fois plus que les fonds Fonds (de placement, d’investissement, d’épargne…) : société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
renvoyés par les travailleurs migrants (232 milliards, 2005). Et presque quatre fois plus que l’aide officielle au développement des Etats (97 milliards, 2006). Au tableau des trois grands flux financiers de "coopération au développement", l’aide des Etats arrive en bon dernier. Voilà qui clôt la discussion ?

C’est aller un peu vite en besogne. Car les flux de capitaux organisés par les entreprises multinationales, qu’on appelle classiquement les investissements directs à l’étranger (IDE IDE Investissement Direct à l’Étranger : Acquisition d’une entreprise ou création d’une filiale à l’étranger. Officiellement, lorsqu’une société achète 10% au moins d’une compagnie, on appelle cela un IDE (investissement direct à l’étranger). Lorsque c’est moins de 10%, c’est considéré comme un placement à l’étranger.
(en anglais : foreign direct investment)
), ne manquent pas de produire des effets paradoxaux. Quelques exemples.

 Quatre faux jumeaux

Lorsque la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
française Renault choisit en septembre 2007 de bâtir une usine au Maroc pour la construction de véhicules destinés à l’exportation, et donc d’inscrire sur ses tablettes un IDE IDE Investissement Direct à l’Étranger : Acquisition d’une entreprise ou création d’une filiale à l’étranger. Officiellement, lorsqu’une société achète 10% au moins d’une compagnie, on appelle cela un IDE (investissement direct à l’étranger). Lorsque c’est moins de 10%, c’est considéré comme un placement à l’étranger.
(en anglais : foreign direct investment)
nord-sud de 600 millions d’euros, l’objectif n’est pas de créer des emplois (jeu à somme nulle, les postes créés là-bas étant annulés par ceux supprimés ici) mais de mettre en concurrence les travailleurs de France et du Maroc. L’annonce, à l’été 2008, d’un dégraissage de 6.000 emplois en Europe en sera la suite logique. Est-ce ainsi que les IDE contribuent au développement des nations ?

De même lorsque le cigarettier britannique Imperial Tobacco rachète en janvier 2008 son concurrent franco-espagnol Altadis (Gauloises et Gitanes) pour devenir le numéro un mondial, c’est un IDE nord-nord de 12,6 milliards d’euros dont les effets seront rapides puisque moins de six mois plus tard, quelque 2.000 emplois passeront à la trappe. Donc, même question : les IDE, des leviers du développement ?

Plus piquant est le cas du groupe indien Tata qui étonnera le monde en 2007 par un audacieux IDE sud-nord de 10 milliards d’euros (rachat du sidérurgiste anglo-néerlandais Corus) pour, ensuite, se lancer dans la construction de la voiture la moins chère au monde (la Nano, 1.745 euros) dans l’Etat du Bengale, un investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
en infrastructures de 350 millions de dollars qui pourrait être qualifié d’IDE sud-sud si les différentes régions de l’Inde étaient traitées comme des entités indépendantes. Il s’agit ici, nota bene, d’un IDE sud-sud créateur d’emplois qui suscitera néanmoins un large mouvement de jacqueries de la paysannerie dépossédée de ses terres. L’accouchement de la société industrielle n’est jamais chose paisible, l’Europe est passée par là et la Chine opère la mue au pas de charge.

C’est dire que les IDE sont de nature fort diverse, produisent des effets qui ne collent pas toujours aux idées reçues et prennent toutes sortes de directions. Tantôt nord-sud, tantôt sud-nord, tantôt nord-nord ou sud-sud.

 Quatre vrais étrangers

Pour y voir un peu plus clair, il y a lieu, tout d’abord, de bien distinguer les quatre formes principales prises par les IDE. Dans le même panier, on trouve en effet tout et son contraire. Comme Patrice Allard l’a excellemment montré [1], on veillera à ne pas confondre

Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que seule la première catégorie apporte un plus au pays d’accueil – et à l’économie mondiale. Allard en donne un bel exemple. La Tunisie ? Sur les quelque 4.400 millions de dollars qu’elle a su attirer entre 1995 et 2003, environ 3.500 millions sont repartis sous forme de profits rapatriés, soit 80%. Même chose en Afrique, 2006 : le flux entrant d’IDE s’est élevé à 36 milliards de dollars – dont 32 milliards s’envoleront en fumée, profits rapatriés. Lorsqu’on sait, comme ajoute Allard, que les IDE "n’ont aucun effet sur l’emploi" dans les pays à faible revenu, que l’Afrique concentre en grand nombre, il est permis de s’interroger sur les raisons qui poussent ces nations à attirer à tout prix des cadeaux aussi empoisonnés. Là, encore, Allard pointe du doigt ce fait, cynique comme la plupart des vérités : dans les pays pauvres, dits les moins avancés, "la convergence d’un endettement tel qu’il n’existe plus de possibilités d’emprunt sur les marchés internationaux et d’une réduction lente, mais continue des flux d’aides fait que les IDE apparaissent comme la seule voie d’accès à des financements en devises." C’est avec un couteau sur la gorge que ces pays se prétendent ravis d’accueillir les investisseurs venus des capitales occidentales.

 Un grand écart nord-sud

Muni de ces lunettes, jetons un coup d’oeil sur la bible en matière d’IDE, le rapport annuel sur les investissements de la Cnuced CNUCED Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement : Institution des Nations unies créée en 1964, en vue de mieux prendre en compte les besoins et aspirations des peuples du Tiers-monde. La CNUCED édite un rapport annuel sur les investissements directs à l’étranger et les multinationales dans le monde, en anglais le World Investment Report.
(En anglais : United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD)
, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement [2]. On a là l’habituel, et immense, déséquilibre entre pays du Nord et pays du Sud. Pour qui estime que l’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
est un moteur de développement, c’est une lecture désolante. Sur la masse de capitaux investis hors frontières en 2006 (1.306 milliards de dollars, 38% de plus [3] qu’en 2005), l’écrasante majorité a circulé entre les pays dits développés, soit 66% (857 milliards), tandis que les pays qui en auraient – éventuellement – le plus besoin ont dû se contenter de 29% (379 milliards) avec, là encore, des disparités qui se passent de commentaire puisque l’Asie rafle à elle seule 68% de la mise et que l’Afrique subsaharienne, air connu, n’en recueille que des miettes : 12,2 milliards de dollars. C’est 3,2% des capitaux investis dans les pays du Sud et... 0,9% de l’ensemble des capitaux investis hors frontières. Quels sont les principaux bénéficiaires de ce carrousel financier ? En numéro un, les Etats-Unis, qui ont attiré 175 milliards de dollars. En numéro deux, la place financière, la Grande-Bretagne, avec 139 milliards.

Là-dessus, le rôle dominant joué par les entreprises transnationales dans l’économie mondiale. Pour qui en douterait. Leurs filiales étrangères étaient en 2006 à l’origine de quelque 10% du Produit intérieur brut Produit intérieur brut Ou PIB : Richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
mondial. Leur chiffre d’affaires Chiffre d’affaires Montant total des ventes d’une firme sur les opérations concernant principalement les activités centrales de celle-ci (donc hors vente immobilière et financière pour des entreprises qui n’opèrent pas traditionnellement sur ces marchés).
(en anglais : revenues ou net sales)
s’élevait à 25.177 milliards de dollars, dix fois plus qu’en 1982. Et elles employaient ensemble près de 3% de la population mondiale au travail, dont 24 millions de travailleurs rien qu’en Chine. Ajouter à cela, inévitable, le phénomène de concentration des pouvoirs entre quelques mains. Les 10 premières multinationales concentrent entre elles 36% (1.700 milliards de dollars) des actifs étrangers que contrôlent les 100 plus grandes multinationales.

Il y a plus révélateur. Une des catégories d’IDE, on l’a vu, la deuxième ci-dessus, ne conduit à aucune création de richesses nouvelles, que du contraire. Ce sont les fameuses fusions et acquisitions, les rachats d’entreprises existantes avec, le plus souvent, dégraissage, restructuration, destruction de valeurs [4]. Sur ce point, le rapport de la Cnuced CNUCED Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement : Institution des Nations unies créée en 1964, en vue de mieux prendre en compte les besoins et aspirations des peuples du Tiers-monde. La CNUCED édite un rapport annuel sur les investissements directs à l’étranger et les multinationales dans le monde, en anglais le World Investment Report.
(En anglais : United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD)
donne des chiffres tout à fait précis. Valeur des fusions et acquisitions transfrontières en 2006 ? Réponse : 880 milliards de dollars. Soit 72% du total. No comment.

 Et une grosse inquiétude nord-nord

Cette donnée, et d’autres, invitent à s’interroger sur le primat donné dans certaines enceintes à la libre circulation des capitaux comme moteur du développement. Que l’impact des IDE et la mondialisation sur la création d’emplois reste de l’avis général "sujet à polémique" [5] est le moins qu’on puisse dire. Et il en va de même de leurs bienfaits sur un plan plus général. Comme Jacques Sapir l’a bien mis en évidence, même en prenant pour base les calculs (révisés en 2005…) sur les fameux gains de la mondialisation en provenance d’une institution aussi peu suspecte d’esprit critique vis-à-vis du modèle économique dominant que la Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
, "il devient impossible de prétendre que libre-échange est une politique avantageant le développement" [6]. Cela explique.

Cela explique la montée des politiques protectionnistes, en Russie, en Chine mais également ailleurs (et, discrètement, ce qui revient à la même chose, par la revendication croissante dans les pays du Sud pour plus de marge de manœuvre politique, en anglais "policy space"), tendance que les rapports de la Cnuced chiffrent à leur manière. Ainsi, parmi les 93 pays qui ont passé en 2005 des modifications législatives et réglementaires relatives à l’accueil des IDE, on dénombre 20% de mesures qu’on peut qualifier d’anti-IDE – contre 14% en 2004. Le fait est rapporté avec quelque inquiétude par le journal de la finance américaine [7].

Si on se rapporte à l’analyse qu’il en fait, on comprend pourquoi. Freiner les IDE risque en effet surtout de nuire au développement… des Etats-Unis. Ses multinationales ont, sur propre sol, produit en 2004 l’équivalent de 400 milliards de dollars en exportations, c’est-à-dire une chiquenaude comparée à la valeur des biens vendus par leurs filiales étrangères. Elle s’élève à 2.620 milliards. Voilà qui replace l’église au milieu du village. Lorsqu’on entend (venus des horizons les plus divers et parfois inattendus) des appels à considérer les "bons côtés" de la mondialisation, on sait désormais à qui ils bénéficient et qui en sont les plus ardents promoteurs. Ce débat, entre anti et pro libre circulation des IDE (libre à chacun de décider lesquels forment l’arrière-garde), a devant lui de beaux jours. La suite, comme on dit, à l’écran.

 


Pour citer cet article :

Erik Rydberg, "Investissements et développement : révisions déchirantes ?", Gresea, septembre 2008. Texte disponible à l’adresse :
http://www.gresea.be/spip.php?article1660







[1La question des investissements directs à l’étranger, Patrice Allard, in Informations et commentaires, n°143, avril-juin 2008, dont on ne peut que conseiller la lecture.

[2World Investment Report 2007, Cnuced, octobre 2007, dernière édition disponible au moment d’écrire ces lignes.

[3Tout indique que la course aux records a continué en 2007 avec un montant global d’IDE estimé à 1.500 milliards de dollars. Financial Times, 9 janvier 2008.

[4Les communiqués de presse des entreprises donnent à cela le joli nom de "croissance externe" (sic).

[5Globalization, FDI and employment in Vietnam, Rhys Jenkins, in Transnational Corporations, vol. 15, n°1, avril 2006.

[6Le nouveau XXIe siècle, Jacques Sapir, Seuil, 2008, pp. 95-101.

[7Wall Street Journal, 6 juillet 2007.

P.-S.

Cette analyse, rédigée en concertation avec le CNCD, a été publiée dans le numéro 70 de la revue Imagine datée de novembre-décembre 2008, à l’intérieur du dossier thématique "Mythes et réalités du financement du développement" des Cahiers de la coopération internationale (n°9, 11/2008).