Starbucks, un café doux-amer …


Mardi 18 mai 2010, Bruno Bauraind, 1622 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Si les plus optimistes, à tort ou à raison, voient déjà poindre à l’horizon un retour durable à la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
économique, une crise sociale, elle aussi durable, s’est installée sur le moteur de l’économie mondiale. En témoigne, le site Fortune qui publie le classement des 15 entreprises américaines qui ont procédé en 2009 aux licenciements les plus importants. A ce petit jeu, Citigroup est un champion hors catégorie avec 57.700 postes supprimés à travers le monde (55.000 déjà en 2008). Pour la banque américaine, la crise financière peut servir d’explication. Malgré cette restructuration d’envergure, le groupe bancaire US a d’ailleurs reconnu une perte de 1,6 milliard de dollars pour l’exercice 2009. Plus étrange est la 3e place attribuée à la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
du "coffee shop", Starbucks. L’entreprise a fermé, en 2009, huit cents enseignes aux Etats-Unis et une centaine d’autres dans le monde. 38.000 travailleurs ont été priés de trouver embauche ailleurs. Un chiffre qui contraste quelque peu avec les résultats annuels de Starbucks. Un bénéficie net de 390 millions de dollars, en hausse de 24% par rapport à l’exercice 2008. Une stratégie payante qui n’a sans doute rien à voir avec le goût des Américains pour le café en gobelet !

Source : L’Echo du 17 mai 2010 et le site du magasine Fortune à l’adresse : http://money.cnn.com/galleries/2010/fortune/1005/gallery.fortune500_big_job_losses.fortune/index.html