Lavage et fuite de cerveaux. Quelques éléments d’analyse


Mardi 25 avril 2006, Erik Rydberg, 14030 signes.

Texte d’une intervention faite lors du Midi de l’Ethique sur le thème de la fuite des cerveaux, organisé par la Chaire Hoover, à Louvain-la-Neuve, le 25 avril 2006.

Cet article a été visité 25 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

La fuite des cerveaux et le problème des migrations dans lequel celle-ci s’inscrit font aujourd’hui plus que jamais débat. Aux Etats-Unis, un demi million de personnes ont manifesté dans les rues de Los Angeles contre le raidissement des politiques migratoires, qui prennent notamment la forme d’une volonté de criminalisation de l’immigré illégal. Le 1er mai 2006 a été déclaré journée de boycott des produits américains en Amérique centrale.

Ici, sources de tensions politiques, ce sont les occupations d’église à l’appel des mouvements "sans-papiéristes". Plus discrètement, en termes de moussage médiatique, l’Organisation mondiale de la santé vient de rappeler à l’ordre la Grande-Bretagne, accusée de "chaparder" des médecins étrangers. Là, c’est spécifiquement la fuite des cerveaux qui est visée : un docteur sur quatre, formé en Afrique, travaille dans les pays de l’OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
, le club des pays riches – avec la bénédiction, la complicité de ces derniers (11).

Le "livre noir" de la fuite des cerveaux, en pointant son doigt accusateur, ne manque pas d’arguments chiffrés. Au Ghana, c’est 47% de la population éduquée qui ont cherché fortune dans les pays OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
– et 89% en Guyane (3). La diaspora des élites exilées indiennes porte, là-bas, le déficit en capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
intellectuel humain à un million d’individus (3). Et en Afrique, on estime que quelque 20.000 personnes éduquées, chaque année, depuis 1990, quittent le continent (12). On parle d’hémorragie. On pourrait tout aussi bien parler d’une "coopération au développement" inversée, où c’est le tiers-monde qui vient en "aide" aux pays riches. Et pourquoi pas ? Les flux Flux Notion économique qui consiste à comptabiliser tout ce qui entre et ce qui sort durant une période donnée (un an par exemple) pour une catégorie économique. Pour une personne, c’est par exemple ses revenus moins ses dépenses et éventuellement ce qu’il a vendu comme avoir et ce qu’il a acquis. Le flux s’oppose au stock.
(en anglais : flow)
financiers entre le Nord et le Sud bénéficient plus au premier qu’au second, quoiqu’en disent les discours officiels. Le doigt accusateur met d’abord en avant cette hypocrisie. On s’émeut, dans les pays riches, de la fuite des cerveaux africains mais, dans le même temps, les pays riches envoient massivement leurs propres ressortissants éduqués en Afrique sous l’étiquette de "coopérants techniques", dont coût pour les gouvernements africains : 4 milliards de dollars par an. (16). Il y a là comme une contradiction.

Restons sur le thème des contradictions. Pour relever, d’abord, que la notion même de fuite des cerveaux trouve son origine, dans les années cinquante, dans une inquiétude devant le départ d’universitaires britanniques, canadiens ou soviétiques vers... les Etats-Unis. D’un pays riche vers un autre pays riche.

Si ce phénomène – relativement dérisoire – reste d’actualité, c’est actuellement l’hémorragie constatée dans le tiers-monde qui a pris le pas sur les questionnements.
Avec, pour les esprits candides, un glissement remarquable dans les analyses des économistes "mainstream". Après avoir jugé nocive la fuite des cerveaux pour les pays exportateurs de matière grise (chez un héraut de l’économie libérale comme Bhagvati, par exemple), ces économistes cherchent aujourd’hui... de bonnes raisons pour la considérer profitable, et notamment par le biais d’arguments spécieux voulant que cette fuite serait source d’émulation dans le pays d’origine et, partant, y renforcerait les structures éducatives et l’esprit d’entreprise (13).

Vu avec le recul, cela prête à sourire. Deux poids, deux mesures. Ce qui serait mauvais pour les pays exportateurs de matière grise à l’intérieur de l’hémisphère nord serait bon dès lors que l’affaire ne touche que des pays de l’hémisphère sud. D’aucuns diraient que la science économique est affaire avant tout d’idéologie et qu’elle variera selon le maître auquel elle apporte ses services. Comme indiqué d’emblée dans le titre de cette ébauche de réflexion, il y a entre la fuite et le lavage des cerveaux plus qu’un air de famille.

Lavage de cerveaux, ainsi, dans cette affirmation en apparence consensuelle et anodine que le magazine de la City de Londres, The Economist (1er avril 2006), utilise pour introduire un éditorial sur la question de migrations : "Dans un monde idéal, à l’instar de ce qui passe avec les capitaux et les marchandises, il n’y aurait aucune barrière à l’immigration."
Qui n’y adhèrerait pas ? Cela correspond tout à fait à l’air du temps, où l’on retrouve par une sorte d’alliance contre nature secteur privé et mouvements "sans-papiéristes" : vive la libre circulation des personnes, quitte à tordre au passage la Déclaration universelle des droits de l’homme qui ne consacre en réalité le principe du libre établissement des personnes qu’à l’intérieur des Etats.

Dans les faits, hélas, le monde idéal vit dans un monde matériel, qui le détermine : il suffit de remonter à nos grand parents pour observer que, encadrés par d’autres conditions matérielles, leur monde idéal restait celui du terroir, être enterré là où on était né. Et que les grands mouvements migratoires de l’histoire récente n’avait rien d’idéalistes : 60 millions d’Européens se sont exilés en Amérique entre 1815 et 1915, pour fuir famine et surpopulation agricole. La même époque a vu un nombre égal d’Africains suivre le même chemin, pas pour le plaisir, en tant qu’esclaves.

Les "vagues migratoires" qui ont suivies au siècle passé, que ce soit vers les plantations de tomates aux Etats-Unis, les mines belges ou les usines allemandes portaient la même marque, celle d’une importation de main d’œuvre réclamée en premier lieu par le secteur privé.

C’est cette histoire-là qui se répète aujourd’hui, sur la toile de fond, notamment, d’un vieillissement des populations dans l’Ancien et le Nouveau Monde. Elle se répète mais, n’en déplaise aux "libre-circulationnistes", en cherchant à tirer les leçons du passé (1). C’est le casse-tête suivant : comment faire en sorte afin que la main d’œuvre étrangère, importée sur une base temporaire, retourne ensuite au pays et ne grève pas les finances du pays d’accueil provisoire (un vieux travailleur ne rapporte rien, il coûte), même si ces frais-là sont, pour les entreprises qui en ont bénéficié, largement externalisés ? Pas leur problème...

Prenons un peu d’hauteur. Le système capitaliste d’accumulation Accumulation Processus consistant à réinvestir les profits réalisés dans l’année dans l’agrandissement des capacités de production, de sorte à engendrer des bénéfices plus importants à l’avenir.
(en anglais : accumulation)
fonctionne aujourd’hui au départ du postulat que les avantages d’une libre circulation des capitaux, des marchandises et des services reposent en réalité sur la non circulation des travailleurs : c’est leur qualité d’actifs "immobilisés" dans les pays à bas salaires qui assure les superprofits. Cela, c’est la tendance lourde à l’intérieur duquel la question migratoire n’intervient qu’à la marge : on comptait en 2003 quelque 175 millions de migrants, ce n’est jamais que 2,9% de la population mondiale, une goutte d’eau perdue dans la mer (15). Ces "actifs immobilisés" sont sources de superprofits dans le cadre d’une mise en concurrence des travailleurs. Le coût horaire moyen dans l’industrie était en 1999 de 0,25 dollar en Inde et en Chine, de 0,46 en Thaïlande, de 0,60 en Russie, de 2,09 en Pologne, de 13,77 en Grande-Bretagne, de 17,20 aux Etats-Unis, de 19,34 en France et, sommet de l’échelle, de 31,88 en Allemagne (4). Cela permet un certain "shopping". Produire en Chine pour ensuite vendre en Allemagne, c’est, grâce à ce différentiel, grâce à cette mise en concurrence, plutôt avantageux.

A la marge, ces "actifs" peuvent être mis en circulation – avec un même effet de concurrence et de pression à la baisse des salaires. La présence des "illégaux mexicains" aux Etats-Unis a eu pour effet que les natifs non universitaires ont vu leur salaire baisser de 8% (9). Et la mobilité des travailleurs de l’Europe de l’Est à l’intérieur de l’Union européenne Union Européenne Ou UE : Organisation politique régionale issue du traité de Maastricht (Pays-Bas) en février 1992 et entré en vigueur en novembre 1993. Elle repose sur trois piliers : les fondements socio-économiques instituant les Communautés européennes et existant depuis 1957 ; les nouveaux dispositifs relatifs à la politique étrangère et de sécurité commune ; la coopération dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. L’Union compte actuellement 27 membres : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas (1957), Danemark, Irlande, Royaume-Uni (1973), Grèce (1981), Espagne, Portugal (1986), Autriche, Finlande, Suède (1995), Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie (2004), Bulgarie, Roumanie (2007).
(En anglais : European Union)
, que la Commission européenne souhaiterait voir bénéficier d’une liberté totale, a eu en Grande-Bretagne pour effet, selon le Financial Times (18), "de modérer les augmentations de salaire" et d’accroître de 60% le chômage des jeunes "qui perdent du terrain dans la concurrence avec les jeunes travailleurs migrants". On a ici affaire, du point de vue économique, aux migrants "bas de gamme", bien utiles au demeurant.

L’importation des élites du tiers-monde, marginale au regard des flux Flux Notion économique qui consiste à comptabiliser tout ce qui entre et ce qui sort durant une période donnée (un an par exemple) pour une catégorie économique. Pour une personne, c’est par exemple ses revenus moins ses dépenses et éventuellement ce qu’il a vendu comme avoir et ce qu’il a acquis. Le flux s’oppose au stock.
(en anglais : flow)
mondiaux et malaisée à chiffrer (7), obéit au même schéma. Ecrémage des ressources naturelles en capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
humain des pays du sud, étant entendu que ces migrants-là, aussi, ont quelque dispositions pour accepter des niveaux de salaires moindre que ceux auxquels peuvent prétendre les "confrères" du pays d’accueil.
Ecrémage catastrophique, bien entendu, pour le tiers-monde : le Congrès américain a calculé au début des années septante que les Etats-Unis gagnaient annuellement 20.000 dollars sur chaque émigré qualifié originaire d’un pays en développement : extrapolé à la situation de l’Afrique, le continent aurait perdu 1,2 milliard de dollars investis dans la formation des 60.000 spécialistes africains qui ont émigré entre 1985 et 1990 vers le Nord (19).

Une forme particulière prise par cette "fuite des cerveaux", de plus en plus appelée à se développer, est celle que d’aucuns appellent les "migrants virtuels". C’est un retour à la case de départ, si on veut. Puisque, techniques de communication modernes aidant, les cerveaux qu’ont jugeait utiles voici peu de mettre en circulation, peuvent désormais être immobilisés à nouveau.

C’est le cas des informaticiens indiens, par exemple, qui rejoignent en nombre croissant les centres de sous-traitance Sous-traitance Segment amont de la filière de la production qui livre systématiquement à une même compagnie donneuse d’ordre et soumise à cette dernière en matière de détermination des prix, de la quantité et de la qualité fournie, ainsi que des délais de livraison.
(en anglais : subcontracting)
du traitement électronique de données en provenance des pays riches : on les estimait à quelque 150.000 en 2003, soit plus que les 120.000 ingénieurs de la Silicon Valley (17). Cette matière grise "outsourcée" représente, pour les sociétés américaines qui y ont recours, plus de 90% des bénéfices qu’elles tirent de l’étranger (4). Cette évolution particulière illustre, par un effet de boucle, l’alpha et l’oméga de l’échange inégal formant la toile de fond de la fuite des cerveaux. Lorsque ceux-ci se déplaçaient pour rejoindre les campus des pays riches, ils se heurtaient, en matière informatique, à des barrières visant à les exclure des savoirs, forcément supérieurs, jugés stratégiques (20). Restés au pays pour accomplir en sous-traitance Sous-traitance Segment amont de la filière de la production qui livre systématiquement à une même compagnie donneuse d’ordre et soumise à cette dernière en matière de détermination des prix, de la quantité et de la qualité fournie, ainsi que des délais de livraison.
(en anglais : subcontracting)
des tâches informatiques "bas de gamme", ils se trouvent empêchés de contribuer à l’essor technologique de leur pays.
Quelle que soit la forme prise par les migrations, elle est, en d’autres termes, tout sauf "idéale" et, pour reprendre la formule du Centre Trincontinental, obéit à une logique où "l’homme est réduit à l’état de marchandise Marchandise Tout bien ou service qui peut être acheté et vendu (sur un marché).
(en anglais : commodity ou good)
" et où "le droit des affaires prime sur le droit des peuples" (4).

Le droit des peuples est le droit pour chaque nation de se développer sans avoir à subir le pillage de ses ressources, qu’elles soient "naturelles" ou humaines. C’est le droit de n’être pas être forcé à l’exil et, lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement, de s’opposer à la mise en concurrence des travailleurs et de revendiquer, comme condition minimale, qu’il s’agisse d’émigrés régularisés ou non, une égalité de traitement par rapport aux travailleurs du pays d’accueil, comme le préconise la convention 143 de l’Organisation international du travail (14).

Bibliographie succincte

  • 1. Be my guest : The economic case for temporary migration is compelling, the historical record less so - in : The Economist, October 8th 2005.
  • 2. Displacement activity : Do immigrants take our jobs ? Only if we try too hard to preserve them - in : The Economist, July 9th 2006.
  • 3. Fruit that falls far from the tree : Might poor countries gain when their best and brightest leave ? - in : The Economist, November 5th 2006.
  • 4. Genèse et enjeux des migrations internationales : points de vue du Sud - in : Alternatives Sud – CETRI, Vol. 11, 2004-1 (éd. Syllepse).
  • 5. Myths and migration : Do immigrants really hurt American worker’s wages ? - in : The Economist, April 8th 2006.
  • 6. New-look passports : High-tech passports are not working - The Economist, February 19th 2005.
  • 7. Carrington, William J. et Detragiache, Enrica – Quelle est l’ampleur de l’exode des cerveaux ? - in : Finances et développement, Vol. 36, n° 2, juin 1999.
  • 8. Jacquet, Pierre – Economie du développement, tirer parti des migrations - in : Le Monde, 17 janvier 2006
  • 9. Krugman, Paul – Uncomfortable facts about migration - in : International Herald Tribune, March 28th 2006
  • 10. L’Homme, Cristina – Quand la mondialisation accélère la fuite des “cerveaux” (Croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
    (en anglais : growth)
    -Le Monde en développement, France) in : Problèmes économiques n° 2731, 10 octobre 2001.
  • 11. Laurance, Jeremy – WHO asks Britain to stop poaching foreign doctors in : The Independent, April 7th 2006
  • 12. Mutume, Gumisai – Inverser la « fuite des cerveaux » africains in : Afrique Relance, Vol. 17, n° 2, juillet 2003
  • 13. Rapoport, Hillel – Qui a peur de la fuite des cerveaux ? (Policy Brief, Stanford Institute for Economic Policy Research, Etats-Unis) in : Problèmes économiques n° 2782, 30 octobre 2002.
  • 14. Renaut, Anne et David, Natacha – Migrations : « fuite des cerveaux » et inégalités de développement - in : Le Monde syndical (CISL) dossier n° 3, mai 2004.
  • 15. Les migrations internationales en chiffres - in : Enjeux des politiques migratoires n°2, mars 2003.
  • 16. Saleck, Karine – Cycle infernal de cerveaux - in Défis Sud, n°62, 2004
  • 17. Leser, Macke et Roche – L’Inde met ses cerveaux au service Service Fourniture d’un bien immatériel, avantage ou satisfaction d’un besoin, fourni par un prestataire (entreprise ou l’État) au public. Il s’oppose au terme de bien, qui désigne un produit matériel échangeable.
    (en anglais : service)
    de l’industrie occidentale – in : Le Monde, 9 décembre 2003
  • 18. Laitner et Wagstyl – Freedom for the workers : how Europe is coming to terms with a westward march – in : Financial Times, 10 février 2006
  • 19. Jean-François Pollet – Où vont les diplômés du Sud ? – in Demain le monde, n°48, 2000.
  • 20. Technologies de communication et d’information au Sud : la mondialisation forcée – in : Revue Tiers-Monde, tome XXXV, n° 138, avril-juin 1994.

 


Pour citer cet article :

Erik Rydberg, "Lavage et fuite de cerveaux. Quelques éléments d’analyse ", Gresea, avril 2006. Texte disponible à l’adresse :
http://www.gresea.be/spip.php?article1678







P.-S.

Texte d’une intervention faite lors du Midi de l’Ethique sur le thème de la fuite des cerveaux, organisé par la Chaire Hoover, à Louvain-la-Neuve, le 25 avril 2006.