Problème d’allumage pour Bosch en Inde


Vendredi 2 avril 2010, Erik Rydberg, 1455 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’équipementier automobile allemand Bosch est présent en Inde depuis 1953. Il y a établi douze usines et quatre centres de recherche qui, en tout, emploient 18.000 travailleurs. Le niveau des salaires n’y est pas pour rien. Cela ne coûte pas très cher. C’est sans doute le calcul. (Avec Siemens, Bosch avait été en 2004 le champion, et le fer de lance, du mouvement de réduction des salaires en Europe, par allongement de la durée de travail à salaire inchangé.) Ces derniers temps, cependant, le calcul se heurte à une fronde syndicale, qui s’explique pour partie par une inflation Inflation Terme devenu synonyme d’une augmentation globale de prix des biens et des services de consommation. Elle est poussée par une création monétaire qui dépasse ce que la production réelle est capable d’absorber.
(en anglais : inflation)
de quelque 17% qui réduit d’autant les salaires des travailleurs, dont le coût moyen pour Bosch s’élève à 600 euros par mois, mais beaucoup moins en salaire net (Bosch refuse d’en indiquer le montant). D’où actions syndicales pour réclamer des augmentations. 45% s’exclame Bosch ! 25% rétorquent les syndicats. Voilà qui ressemble à un "dialogue" de sourds. Les 2.000 travailleurs de Bangalore (systèmes d’injection) font depuis février 2010 de la résistance passive. Grève du zèle, comme on dit. Les 700 de l’usine de Naganathapura (bougies d’allumage) ont durci le ton et, début mars 2010, ont tous été mis à pied, lock-out général. Selon Bosch, ces actions lui ont fait perdre quelque 650.000 euros par jour depuis février 2010. Il faudra intégrer cela dans le calcul.

Source : Financial Times, 12 mars 2010.