Le crédit suisse est un compte bloqué en Iran


Mardi 22 décembre 2009, Erik Rydberg, 1942 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Aux règles du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
libre, du commerce mondial désentravé et de la marchandisation mondialisée, il y a des exceptions. Pas question de faire des affaires avec des pays qui gênent les puissants de ce monde, c’est-à-dire essentiellement les Etats-Unis. Ils ne veulent pas, par exemple, qu’on traite avec l’Iran. Le Crédit Suisse l’a appris à ses dépens. Début décembre 2009, Washington a infligé à la banque helvète une amende record de 536 millions de dollars (374 millions d’euros) pour avoir dissimulé, pendant plus d’une décennie, des transactions financières opérées à la demande et pour le compte de l’Etat iranien. Transactions dissimulées, car considérées comme illicites par Washington, qui ne manque pas de moyens pour faire la pluie et le beau temps hors de ses propres frontières. D’autres, comme le géant pétrolier français Total, ont entendu le message cinq sur cinq et ont renoncé à leurs projets d’investissements en Iran. Idem avec la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
indienne Reliance Industries qui a mis un terme à toutes ses ventes d’essence à l’Iran afin de ne pas mettre en danger sa stratégie d’acquisition de sites de raffinage et de pétrochimie aux Etats-Unis. Un boycott total ? Pas tout à fait. Bravant l’interdit de Washington, la compagnie nationale indienne Oil & Natural Gas Corp vient de prendre, en association avec le groupe compatriote Hinduja, une participation de 40% dans un projet visant à exploiter le plus gros gisement gazier du monde, le champ de South Pars, situé en Iran, un pays qui possède les deuxièmes réserves de gaz de la planète (16% des volumes estimés) tout ne parvenant qu’à afficher 3,8% de la production mondiale en 2008. Le boycott international décrété à Washington n’y est pas pour rien. C’était notre rubrique : le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
connaît des couacs.

Source : Les Echos du 4 décembre 2009 et le Financial Times du 22 décembre 2009.