Delhaize aligne un profit magique


Mardi 10 novembre 2009, Erik Rydberg, 1535 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Mais d’où viennent donc les profits ? La publication des résultats du troisième trimestre 2009 de la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
de la grande distribution Delhaize fournit matière à une éclairante leçon. Delhaize, pour mémoire, c’est 2.697 magasins dont plus de la moitié aux Etats-Unis (sous les enseignes Lion Food, Hannaford et Sweet Bay) et le reste en Belgique, pays d’origine et siège social, en Grèce, en Roumanie et en Indonésie. Les Etats-Unis représentent environ 70% des profits. Les profits, venons-en. Car, prenant à contre-pied les boursicoteurs du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
, Delhaize aligne au 3e trimestre une hausse de 28% des profits comparé à l’an passé (128 millions d’euros contre 100 millions au 3e trimestre 2008). Un sacré bond, qui s’explique cependant largement, en de termes pudiques, par des opérations de "réduction des coûts". Lorsqu’on compare la mirobolante hausse de 28% des profits avec, aux Etats-Unis, l’augmentation dérisoire – 1,9% - du chiffre des ventes, on se rend compte qu’il y a un problème. Faire plus (de profits) avec moins (de ventes), cela a en général un coût social : moins de gens doivent travailler plus ou avec plus de stress (plus rapidement), en général, les deux vont de pair. Delhaize, lui, voit les choses avec optimisme : il prévoit d’encore réduire les "coûts" de 100 millions d’euros d’ici à la fin de l’année 2009. Gageons que les profits, grâce à cette "magie", resteront au rendez-vous.

Souce : Wall Street Journal du 6 novembre 2009.