Pfizer mis à une amende peu honorable


Vendredi 18 septembre 2009, Erik Rydberg, 1413 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Pfizer, numéro un mondial du business pharmaceutique (90.000 employés et trois produits phares, l’anti-cholestérol Lipitor, l’érectil Viagra et l’anti-arthrite Celebrex), a écopé aux Etats-Unis d’une amende pénale record de 2,3 milliards de dollars, dont un milliard pour les systèmes publics américains d’assurance santé, Medicare et Medicaid, victimes des techniques de marketing frauduleuses de la firme qui, pour vendre son anti-douleur Bextra, s’est livré à de la publicité trompeuse et à la corruption du corps médical. Le paiement de l’amende clôturera une enquête judiciaire longue de six ans dont le représentant repenti de Pfizer John Kopchinski fut à l’origine. Chargé de promouvoir le Bextra pour des maux qui n’avaient rien à voir avec cette spécialité, Kopchinski a résumé la culture d’entreprise de son employeur en ces termes : "Chez Pfizer, j’étais censé augmenter les profits à n’importe quel prix, même si cela conduisait à mettre en danger des vies. Je n’ai pu m’y résoudre." Kopchinski s’est vu octroyer 51 millions de dollars de récompense dans le cadre de la loi américaine protégeant la dénonciation de faits répréhensibles. L’adjoint au procureur général Tom Perrelli a, quant à lui, salué le verdict comme une victoire du public sur "ceux qui cherchent un profit par fraude".

Source : Guardian Weekly du 11 septembre 2009.