Chez Michelin, la crise est une aubaine


Lundi 13 juillet 2009, Erik Rydberg, 999 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Est-ce avec un sentiment de dépit et de regret que, tout en ouvrant une nouvelle unité en Inde, la direction de Michelin a annoncé, en juin 2009, la suppression de quelques 1.100 emplois en France ? Lorsqu’on écoute la justification patronale, énoncée par Jean-Dominique Senard, capitaine du géant pneumatique français, la réponse est définitivement non. Citons in extenso, l’explication mérite de figurer aux annales de l’économie politique capitaliste : "Depuis longtemps, nos usines françaises avaient un retard de compétitivité par rapport aux autres sites européens. C’est un problème structurel que la crise n’a fait que confirmer. Il était temps d’en sortir." Donc, on va produire plus avec moins de gens. Senard confirme : au final, dit-il, "ce plan devrait permettre d’améliorer de 15% à 20% la compétitivité des sites concernés qui auront une plus forte charge de travail." Cela ne demande aucun commentaire.

Source:Les Echos du 18 juin 2009.