GM au bord du gouffre


Dimanche 14 juin 2009, Henri Houben, 1339 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Récemment centenaire, General Motors n’a pas pu fêter longtemps cet anniversaire. Le 1er juin 2009, l’ancien leader de la construction automobile mondiale a dû se placer sous le chapitre 11 de la loi des faillites aux Etats-Unis, qui lui permet de subsister à l’abri de ses créanciers tout en se restructurant. L’ampleur de la catastrophe peut être relevée par le fait que GM a un passif (des dettes) de 173 milliards de dollars contre des avoirs de seulement de 82 milliards. Un trou de plus de 90 milliards. Mais le but est de retrouver un GM totalement transformé. Avec 14 usines, 21.000 postes de travail et un tiers des concessionnaires de moins. Déjà, GM a cédé Saturn à Penske (le numéro deux de la distribution automobile aux Etats-Unis), Hummer à Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery Company et Opel à Magna. Que va-t-il rester de la firme qui a dominé l’industrie et même l’économie mondiale durant 80 ans ? Le syndicat américain de l’automobile, UAW, doit recevoir 17,5% des actions de la nouvelle entité, l’Etat américain 60%, le Canada 12% et les créanciers 10%. Mais, en échange, baisse des salaires, conditions de travail aggravées et interdiction de faire grève jusqu’en 2015.

Source : Les Echos, Le Monde, The Wall Street Journal, Global Insight.