Suez décroche un nouveau barrage au Brésil


Lundi 1er juin 2009, Erik Rydberg, 1475 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Tractebel Energia, la filiale brésilienne de Suez, construira une nouvelle centrale hydroélectrique (3.300 mégawatts) au Brésil, sur le fleuve Madeira, en plein cœur de l’Amazonie. Le contrat de concession, emporté par un consortium Consortium Collaboration temporaire entre plusieurs entreprises à un projet ou programme dans le but d’obtenir un résultat.
(en anglais : consortium)
associant également deux sociétés publiques brésiliennes (20% chacune) et un groupe de BTP local (Camargo Corrêa, 9,9%), est estimé à 9,6 milliards d’euros et bénéficiera, pour la réalisation du chantier (3,3 milliards d’euros), d’un financement de 85% apporté par la BNDES, la Banque de développement brésilienne. Le montage, de type privé-public, s’agissant de Suez, déjà très présent au Brésil, a un air de déjà vu. La nouvelle tombe au même moment où se modifient les règles du jeu pour les barrages en France. Les opérateurs historiques, EDF (447 centrales) et Suez (n°2) verront en effet leurs concessions hydrauliques soumises à concurrence lorsqu’elles arriveront à échéance. Trois critères départageront les concurrents à la reprise des contrats : ils seront jugés sur les améliorations énergétiques, de rendement pour l’Etat et... du point de vue des impacts sur les milieux environnants (milieux aquatiques, aménagement du territoire, irrigation). La nouvelle donne inquiète un peu les syndicats : "On ne s’improvise pas exploitant hydraulique", relève Philippe Pesteil, administrateur CFDT au conseil d’administration d’EDF.

Source : Les Echos du 21 mai 2009.