Google laisse une grosse empreinte (écologique)


Lundi 23 février 2009, Erik Rydberg, 1206 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’économie "clean", sans gaspillage de ressources naturelles, rime avec Internet ? Pas vraiment. Le simple fait de procéder sur Internet à deux recherches sur Google équivaut à la même émission de gaz carboniques que l’acte de faire chauffer une bouilloire pour préparer du thé. Chaque recherche sur Internet produit quelque 7 grammes de CO² et on estime à 600 milliards de tonnes la dose annuelle mondiale relâchée par cette voie (l’ordinateur, lui, c’est entre 40 et 80 grammes par heure lorsqu’il tourne). Pour se faire une idée des ordres de grandeur, l’industrie globale des "nouvelles technologies de l’information" (Internet & Co.) produit presque autant de gaz à effet de serre que toutes les compagnies aériennes – soit environ 2% des émissions totales. Mais cela reste des estimations à la grosse louche. Google est très discret sur sa consommation d’énergie et refuse de divulguer l’emplacement de ses énormes – et énergivores – centres de traitement des données. On extrapole donc à partir du nombre mondial de recherches sur Internet, estimé à 200 millions par jour. Cela fait beaucoup de bouilloires...

The Sunday Times du 11 janvier 2009.