La crise, 3e phase…


Newsflash n°71

Mardi 19 octobre 2010, Erik Rydberg, 1834 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Un observateur du PS français, voici peu, avait analysé la mondialisation de la crise comme un moteur à trois temps. De financière, elle est devenue économique et, d’économique, elle deviendra globalement sociale. Entre les trois moments, il y a un petit effet retard, mais tel semble être l’emballement. La phase "sociale" donne des signes de naissance. C’est par exemple la manifestation européenne du 29 septembre 2010 qui a secoué plus d’une ville, pas seulement Bruxelles, ou la fronde populaire à répétition en France contre les atteintes au système de pension, ou la grève générale en Espagne, début octobre, contre les mesures d’austérité Austérité Période de vaches maigres. On appelle politique d’austérité un ensemble de mesures qui visent à réduire le pouvoir d’achat de la population.
(en anglais : austerity)
– seul langage que les gouvernements paraissent comprendre. La tonalité alarmiste de l’avertissement lancé depuis Genève par l’OIT OIT Organisation internationale du Travail : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
, l’Organisation internationale du travail Organisation internationale du Travail Ou OIT : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
, ne doit sans doute pas être prise à la légère, cependant : sa mise en garde rappelle que, faute d’un redressement mondial de l’emploi, les troubles sociaux vont croître. Pour l’éviter, selon l’OIT OIT Organisation internationale du Travail : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
, il faudrait créer quelque 22 millions d’emplois nouveaux, 14 millions dans les économies avancées et 8 millions dans les pays en développement, informe le Guardian Weekly du 8 octobre 2010. Le même journal cite le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, John Monks : "Nous devons lutter pour la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
, lutter pour l’emploi, lutter pour protéger l’Europe sociale. Ne descendons pas par la route de l’austérité Austérité Période de vaches maigres. On appelle politique d’austérité un ensemble de mesures qui visent à réduire le pouvoir d’achat de la population.
(en anglais : austerity)
." C’est prendre le contre-pied de la doctrine professée par tous les gouvernements européens, la Banque centrale Banque centrale Organe bancaire, qui peut être public, privé ou mixte et qui organise trois missions essentiellement : il gère la politique monétaire d’un pays (parfois seul, parfois sous l’autorité du ministère des Finances) ; il administre les réserves d’or et de devises du pays ; et il est le prêteur en dernier ressort pour les banques commerciales. Pour les États-Unis, la banque centrale est la Federal Reserve (ou FED) ; pour la zone euro, c’est la Banque centrale européenne (ou BCE).
(en anglais : central bank ou reserve bank ou encore monetary authority).
européenne et la Commission éponyme. Lorsqu’on assiste à une radicalisation du discours à un niveau institutionnel aussi élevé, c’est que l’heure est grave, ou risque de le devenir. Il y a lieu d’y être attentif.