Les multinationales ont bien travaillé en 2007


Newsflash n°47

Vendredi 26 septembre 2008, Erik Rydberg, 1964 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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La lecture du dernier rapport sur l’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
mondial de la Cnuced CNUCED Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement : Institution des Nations unies créée en 1964, en vue de mieux prendre en compte les besoins et aspirations des peuples du Tiers-monde. La CNUCED édite un rapport annuel sur les investissements directs à l’étranger et les multinationales dans le monde, en anglais le World Investment Report.
(En anglais : United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD)
, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, ne manque pas d’être instructive. Surtout lorsqu’on sait que de nombreuses nations du Sud se tuent à ouvrir – et défaire – leur tissu économique pour attirer les capitaux des investisseurs étrangers. Ne sont-ce pas les leviers indispensables à la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
, au développement et bonheur du plus grand nombre ? Le rapport 2008 de la Cnuced CNUCED Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement : Institution des Nations unies créée en 1964, en vue de mieux prendre en compte les besoins et aspirations des peuples du Tiers-monde. La CNUCED édite un rapport annuel sur les investissements directs à l’étranger et les multinationales dans le monde, en anglais le World Investment Report.
(En anglais : United Nations Conference on Trade and Development, UNCTAD)
écorne quelques illusions. Le ballet des capitaux qui ont été "investis" par les multinationales à l’étranger a porté en 2007 sur la somme astronomique de 1.833 milliards de dollars (1.250 milliards d’euros), 30% de plus qu’en 2006. Mais qui en ont été les principaux bénéficiaires ? En numéro un, les Etats-Unis (233 milliards de dollars), en numéro deux la Grande-Bretagne (224 milliards), en trois, la France (158 milliards), en quatre, le Canada (109 milliards) et en cinq, les Pays-Bas (99 milliards) – à lui seul, ce noyau de pays riches a attiré près du double de ce dont l’ensemble des pays en développement a dû se contenter (500 milliards). Il y a plus piquant. Sur ces 1.833 milliards, le montant non moins astronomique de 1.600 milliards, soit quelque 87% (contre 72% en 2006), relève de l’économie casino, c’est-à-dire des rachats d’entreprises existantes, sans création de richesses nouvelles, que du contraire, ces "fusions et acquisitions" riment le plus souvent avec restructuration, économies d’échelle, suppression d’emplois, etc. Sans doute est-ce une analyse qui, au Sud, gagne du terrain. La proportion de modifications législatives et réglementaires hostiles à l’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
étranger ne cesse en effet de croître : 25% en 2007, venant de 20% en 2006 et 2005 et de 13% en 2004. Compter sur ses propres forces, remettre le politique aux commandes de l’économie, voilà qui, semble-t-il, commence à faire tendance...