Les Etats-Unis, pays "low-cost"...


Newsflash n°46

Lundi 8 septembre 2008, Erik Rydberg, 1621 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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L’information a été jugée assez paradoxale pour faire la Une du Financial Times datée du 8 septembre 2008. Voilà en effet que, selon plusieurs dirigeants d’entreprises multinationales européennes, les Etats-Unis font figure de nouvel Eldorado dans la course à la réduction des coûts de production. L’un d’eux confie : "On pourrait croire que c’est une blague mais il coûte beaucoup moins de produire là-bas qu’on ne le pense." Les Etats-Unis, la nouvelle destination "low-cost", le nouveau ticket gagnant pour ce que d’aucuns appellent "the race to the bottom" ? Le mystère n’est qu’apparent. Il s’explique largement par la très grande générosité dont différents Etats font preuve outre-Atlantique à l’égard des investisseurs tentés de s’installer sur leur territoire. Volkswagen s’est ainsi vu octroyer par l’Etat de Tennessee la coquette somme de 577 millions de dollars pour y établir une usine, soit plus de la moitié de l’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
de 1 milliard de dollars allongé par le constructeur automobile allemand. De son côté, le sidérurgiste allemand ThyssenKrupp a obtenu 811 millions de dollars pour construire une nouvelle aciérie à Alabama. Ajoutez à cela, précise un dirigeant de Volkswagen, que les règles en matière d’aides d’Etat (et donc de lutte contre les distorsions de concurrence) sont moins tatillonnes aux Etats-Unis qu’en Europe, d’où net avantage compétitif… Tout cela n’est guère conforme aux principes d’un marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
régi par la libre concurrence mais, comme chacun sait, il en va de cette théorie comme de tant d’autres : juste bon pour les manuels scolaires.