Dernière grande idée de la Banque mondiale : Les protections du travail forment obstacle à la prospérité


Newsflash n°18

Vendredi 8 septembre 2006, GRESEA ASBL, 1932 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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En 2003, la Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
lançait un programme intitulé "Doing Business" visant à analyser les réglementations en vigueur dans les pays développés et en développement afin de déterminer lesquelles stimulent ou freinent l’activité des entreprises. La dernière édition du rapport risque de surprendre plus d’un.
En effet, à l’occasion de l’édition 2007, la Banque mondiale Banque mondiale Institution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d’intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n’agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs.
(En anglais : World Bank)
recommande aux Etats de supprimer toute réglementation des marchés de l’emploi afin de s’aligner sur deux "acteurs exemplaires" de la Communauté internationale…les Iles Marshall et Palau ! N’étant pas membres de l’OIT OIT Organisation internationale du Travail : Institution internationale, créée par le Traité de Versailles en 1919 et associée à l’ONU depuis 1946, dans le but de promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans le monde. Les États qui la composent y sont représentés par des délégués gouvernementaux, mais également - et sur un pied d’égalité - par des représentants des travailleurs et des employeurs. Elle regroupe actuellement 183 États membres et fonctionne à partir d’un secrétariat appelé Bureau international du travail (BIT). Elle a établi des règles minimales de travail décent comprenant : élimination du travail forcé, suppression du labeur des enfants (en dessous de 12 ans), liberté des pratiques syndicales, non-discrimination à l’embauche et dans le travail… Mais elle dispose de peu de moyens pour faire respecter ce qu’elle décide.
(En anglais : International Labour Organization, ILO)
, deux minuscules îles du pacifique (cherchez bien !) qui jouissent du grand "avantage" de n’être tenues par aucunes réglementations internationales en matière de droit du travail.
Si le gouvernement belge décidait dans le futur de jouer les premières places de ce classement. Il vous faudra, chers concitoyens, travailler jusqu’à 24 heures par jour, sept jours sur sept sans bénéficier de la moindre sécurité de l’emploi. En outre, il vous faudra faire une croix sur la majorité de vos droits fondamentaux… Comme l’a fait remarquer ironiquement le secrétaire général de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), le rapport annuel le plus largement diffusé de la Banque mondiale consacre en matière de normes du travail les pays qui n’offrent quasiment aucune protection à leurs travailleurs ! (En passant : la Banque mondiale n’est pas à une contradiction prêt puisqu’une de ses divisions, la Société financière internationale, stipule qu’elle n’accordera pas de prêt à des entreprises qui n’appliqueraient pas les normes fondamentales du travail…déboussolé, dites-vous ?)
Voir encore la Confédération Internationale des Syndicats Libres (http://www.icftu.org/default.asp?Language=FR)