Goldman verbalisé pour tromperie


Vendredi 17 septembre 2010, Erik Rydberg, 1420 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Naturellement, ce n’est pas joli. Proposer à ses clients des placements sur lesquels, secrètement, on spécule simultanément à la baisse, pour une banque, ce n’est guère honnête. Pour l’avoir fait, la banque commerciale Banque commerciale Établissement agréé qui accueille des dépôts de clients de toute nature et qui, avec ces fonds, prête à court ou à long terme à des ménages, des entreprises ou aux pouvoirs publics. On l’appelle aussi parfois banque de dépôt.
(en anglais : commercial bank).
Goldman Sachs s’est vue infliger aux Etats-Unis une amende de 430 millions d’euros. C’est beaucoup mais, dans la sphère financière, on ne badine pas avec tout ce qui ressemble de près ou de loin avec un manque de transparence vis-à-vis des investisseurs. Car c’est le fait d’avoir caché – omis de rendre publiques – les initiatives fragilisant ces placements bien plus que le fait d’avoir ainsi procédé qui a été jugé répréhensible. Il est strictement interdit de mentir par omission aux investisseurs. Est-ce acceptable vis-à-vis des Etats ? Apparemment non, puisque – rebelote ! – l’autorité de régulation de la Grande-Bretagne a estimé que Goldman Sachs s’est comportée de manière fort cachottière à son égard en ne l’avertissant pas sur-le-champ, en avril 2010, de l’enquête la visant aux Etats-Unis. D’où, le 9 septembre 2010, nouvelle amende (27 millions d’euros) pour avoir menti par omission à la Grande-Bretagne... Fort heureusement, les peines sont beaucoup moins lourdes, lorsqu’elles existent, si l’information incorrecte ou omise vient induire en erreur le travailleur ou le citoyen.

Source : Financcial Times, 9 septembre 2010.