L’Afrique aide la France à se développer


Newsflash n°2

Lundi 26 janvier 2004, GRESEA ASBL, 1463 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Dans une de ses dernières livraisons, « Marchés tropicaux » (26 décembre 2003)a publié un tableau fort intéressant. On y voit l’état, en 2001 et en 2002, des échanges commerciaux entre la France et les 54 pays d’Afrique. Cela donne une bonne idée de la nature réelle de la coopération au développement, qu’on sait censée, par des flux Flux Notion économique qui consiste à comptabiliser tout ce qui entre et ce qui sort durant une période donnée (un an par exemple) pour une catégorie économique. Pour une personne, c’est par exemple ses revenus moins ses dépenses et éventuellement ce qu’il a vendu comme avoir et ce qu’il a acquis. Le flux s’oppose au stock.
(en anglais : flow)
financiers du Nord au Sud, aider ce dernier à redresser ses économies, à devenir moins pauvre, toutes ces choses. La France commerce avec l’Afrique et c’est un business plutôt profitable. En 2002, elle y vend plus qu’elle n’en importe, les échanges commerciaux dégagent au profit de la France un solde positif global de 3.931 millions d’euros (soit 27% de tout ce que l’Afrique exporte vers la France) et seuls quatorze des cinquante-quatre pays africains arrivent à un solde positif (en tête : la Lybie, le Nigeria et l’Angola). Cela fait quarante pays “perdants”, qui importent plus qu’ils n’exportent et, donc, qui contribuent à la prospérité de la France... C’est le monde à l’envers. Les pauvres enrichissent les riches. Bon, il y a peut-être un correctif. Ces chiffres, informe le magazine économique, représentent des “données brutes hors matériel militaire”. Aha ! Voilà qui veut peut-être dire que, si on y inclut toutes les armes que l’Afrique vend à la France, le tableau en deviendrait un peu moins sombre. A moins que ce ne soit l’inverse...