Le capitalisme fictif roule sur un pneu crevé


Dimanche 11 mars 2007, Erik Rydberg, 11720 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Les marchés boursiers mondiaux ont eu une sacrée trouille lorsque l’indice de Shanghai a chancelé, le 27 février. D’aucuns y voient le signe annonciateur de dérèglements structurels. L’économie mondiale souffre de trop d’argent – spéculatif, nécessairement spéculatif – et de trop de pauvreté, cela va de pair. Pour les travailleurs, c’est un des enjeux cruciaux du moment. Analyse.

Le léger tremblement de terre qui s’est répandu à la vitesse de l’éclair sur les marchés boursiers le mardi 27 février mérite qu’on s’y attarde un peu. Léger ? Affaire d’appréciation. On en parle déjà, non comme d’un "mardi noir" mais, avec quelque malice dans sa traduction française, du "mardi gris". Gris au lieu de gras, c’est toujours un peu déprimant.

Pour mémoire. Le 27 février, la Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d’actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s’occupe des titres d’entreprises (actions, obligations...).
(en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)
de Shanghai enregistre une chute de 9%. Elle était plus ou moins prévue. Il y avait eu des signes avant-coureurs. Mais... 9% ! L’effet sera immédiat. Partout, à Paris, New York, les bourses paniquent. Et chutent aussi. En quelques heures, tel un banc de sardines, les "investisseurs" se débarrassent en masse de valeurs douteuses ou, tout simplement, vendent à l’aveugle – la bonne vieille assurance tous risques - pour se couvrir contre la menace.

Résultat, comme le note le Financial Times (il venait d’orner sa Une d’un jeu de domino prêt à s’écrouler comme un château de cartes), ce mouvement de désinvestissement mondial, cette décote globale a conduit à "plus qu’annuler tous les gains engrangés cette année" [1]. Pas moins. Envolés en fumée [2]. A cause d’un "éternuement" à Shanghai. Mais, donc, éternuement, vraiment ?

 Là, c’est un bug

Cela a un côté sinistre, cela a aussi un côté amusant. Le fameux Dow Jones, on s’en souviendra peut-être, accusera le coup en perdant, d’un coup, 200 points. Du jamais vu. Sauf que, là, c’était dû à la fragilité de nos sociétés hautement informatisées.

Chez Dow Jones, il y avait tout juste eu embouteillage dans les ordinateurs, ils ne savaient plus absorber, trop d’infos au portillon et lorsque, soudain, ils se sont ressaisis et terminé leurs petits calculs, c’était patatras, moins 200. Le couac s’expliquait par le fait que, aujourd’hui, un nombre croissant d’opérations boursières se font automatiquement, au départ d’indices pivots : un peu partout des ordinateurs grésillent et donnent des ordres de ventes préprogrammées sur la base de critères savants et... incontrôlables. Amusant, naturellement. En même temps, il y a là comme une parabole. Qui contrôle l’économie ? Allez savoir..

Comme l’Economist l’a noté avec l’humour caustique et involontaire qui fait son charme, personne ne sait encore si l’électrochoc actuel est passager ou annonciateur d’un crash en bonne et due forme – et on (lisez : les économistes, les analystes, les moulins à vent du discours dominant) n’en saura probablement pas plus demain : "Sachant qu’on se dispute encore aujourd’hui sur les raisons des crashs de 2000, de 1987 et de 1927, il serait prématuré, pour le moins, de relier de trop près les événements de cette semaine à des causes économiques fondamentales" [3]. Donc, c’est opaque. Visibilité réduite.

Opaque, mais intéressant. On veut dire, là, les supputations et les hypothèses qui ont vu le jour, tant sur les causes de l’éboulis boursier que sur ses conséquences éventuelles.

 Là, c’est Alan

Parmi les causes, il y a Alan Greenspan. Il y a bien sûr la situation politique générale, les tensions autour du programme nucléaire iranien, les inquiétudes au sujet du cours du pétrole, les conflits au Moyen-Orient, la Russie, tout ce brouillard-là, qui ne rassure pas, ce n’est pas ce qu’on appelle un climat d’investissement Investissement Transaction consistant à acquérir des actifs fixes, des avoirs financiers ou des biens immatériels (une marque, un logo, des brevets…).
(en anglais : investment)
serein. Mais c’est Greenspan, l’ancien président de la Fed, la banque centrale Banque centrale Organe bancaire, qui peut être public, privé ou mixte et qui organise trois missions essentiellement : il gère la politique monétaire d’un pays (parfois seul, parfois sous l’autorité du ministère des Finances) ; il administre les réserves d’or et de devises du pays ; et il est le prêteur en dernier ressort pour les banques commerciales. Pour les États-Unis, la banque centrale est la Federal Reserve (ou FED) ; pour la zone euro, c’est la Banque centrale européenne (ou BCE).
(en anglais : central bank ou reserve bank ou encore monetary authority).
américaine, qui a sans doute, à la manière d’un révélateur, illustré au mieux l’alchimie de l’économie financière, en y jetant son grain de sable.

A la fonction la plus puissante de l’économie US, Greenspan a été remplacé par Ben Bernanke l’an dernier, mais il n’est pas mort pour autant et les spéculateurs qui ont été suspendus à ses paroles d’oracle, ses bons mots, délicieusement sibyllins, sont restés fidèles à leurs habitudes. Or, Greenspan, de sa retraite, a parlé. Il a dit : l’économie américaine pourrait entrer en récession Récession Crise économique, c’est-à-dire baisse du produit intérieur brut durant plusieurs mois au moins.
(en anglais : recession ou crisis)
. Il a même récidivé, à l’agence Bloomberg : une chance sur trois, a-t-il précisé [4]. Il ne fallait pas plus pour semer la panique. Ventes frénétiques. C’est dire à quoi cela tient. Un type lance une supposition et l’économie mondiale est tétanisée. C’est, pour le dire autrement, un curieux système économique. On doit vivre avec, paraît-il.

Il y a eu d’autres facteurs, naturellement, d’autres supputations, d’autres hypothèses. Elles ne manquent pas d’être éclairantes.

 Là, ce sont les deux mamelles

C’est par exemple l’état de santé de l’économie américaine, force motrice mondiale. Deux choses à ce sujet. L’axe boursier Shanghai-New York, d’abord. C’est en Chine qu’est survenu le court-circuit, c’est là que le plomb a sauté. Or la Chine, pour l’économie américaine, déficit astronomique nonobstant, est essentielle. C’est grâce à l’avalanche de ses exportations bon marché que, cahin-caha, le système tourne. Que les chômeurs et les travailleurs de plus en plus mal payés d’Occident peuvent plus ou moins préserver leur pouvoir d’achat. Qu’ils avalent la pilule de leur statut prolétarisé. Etc.

Pour l’exprimer en termes choisis, ceux du Financial Times : le problème avec le désordre boursier révélé à Shanghai est que quiconque veut esquisser un "scénario un tant soit peu rose pour l’économie mondiale doit avoir une foi solide dans une demande forte en Chine. L’utilité principale de l’émergence de la Chine a jusqu’ici été de contenir l’inflation Inflation Terme devenu synonyme d’une augmentation globale de prix des biens et des services de consommation. Elle est poussée par une création monétaire qui dépasse ce que la production réelle est capable d’absorber.
(en anglais : inflation)
globale et le glissement de terrain auquel on a assisté hier [ndlr. le recul de 9% à Shanghai], nous rappelle à quel point les marchés et l’économie mondiale sont vulnérables. [5] " Il faut un petit dessin ? Le recul de Shanghai n’est pas vraiment le signe d’une demande chinoise forte. C’est grave, docteur ? On verra.

Et puis, il y a le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
immobilier aux États-Unis. C’est un indicateur important. Si les gens investissent dans la brique, c’est bon signe. Cela témoigne d’une confiance dans les vertus de la consommation et, l’un va avec l’autre, des carnets de commande qui se remplissent, qui font tourner le carrousel.

Le tissu économique US et son appareil productif, pour mémoire, tète à deux mamelles, la consommation des ménages et la construction résidentielle, lesquelles, ensemble, "représentent 90% de la croissance Croissance Augmentation du produit intérieur brut (PIB) et de la production.
(en anglais : growth)
du PIB PIB Produit intérieur brut : richesse marchande créée durant une période déterminée (souvent un an) sur un territoire précisé (généralement un pays ; mais, en additionnant le PIB de tous les pays, on obtient le PIB mondial).
(en anglais : Gross Domestic Product ou GDP)
ces dernières années" [6]. Aux États-Unis, cette consommation, ce boom de l’immobilier a été rendu possible par l’endettement, crédit facile aidant, re-grâce à la Chine...

 Là, c’est la bulle

L’endettement, qu’il soit public ou privé, cela a des limites. S’agissant des ménages et, plus particulièrement de la construction résidentielle, c’est le mot "bulle" qui revient avec insistance depuis quelques temps. La "bulle immobilière" made in USA, crèvera, crèvera pas. Ou, plutôt : crèvera quand ?

C’est l’autre aspect du désordre boursier. Que disent les supputations et hypothèses ? Elles disent : cela craque maintenant. Le taux de défaut de paiement sur les emprunts hypothécaires, aux États-Unis, a atteint, au quatrième trimestre 2006, "son point le plus élevé depuis trois ans [7]." Et ce n’est peut-être qu’un début. Une bonne part de ces emprunts – crédit facile, remember – est logée, en raison de la très faible solvabilité Solvabilité Rapport de long terme pour savoir si la firme peut structurellement supporter les charges financières qu’elle doit assurer de par son activité ; c’est sa capacité à rembourser les dettes qu’elle contracte.
(en anglais : solvency)
de nombreux candidats bâtisseurs, dans des portefeuilles spéciaux dits "collatérisés" qui sont, à leur tour, enfouis, re-mixés et injectés, via des produits dérivés, dans d’autres fonds d’investissement Fonds d'investissement Société financière qui récolte l’épargne de ménages pour l’investir ou le placer dans des produits financiers plus ou moins précis, parfois définis à l’avance. Il existe des fonds de pension, des fonds de placement, des fonds de fonds qui sont proposés à tout un chacun. En revanche, les hedge funds (fonds spéculatifs) et les private equity funds sont réservés à une riche clientèle.
(en anglais : fund)
, dans des bilans d’entreprise.. Bref, c’est un château de cartes. Lorsque cela casse quelque part, il y a onde de choc. C’est grave ? Il n’y a pas de docteur. On verra [8]. Il y a plus urgent.

Plus urgent car, pour les travailleurs, ce clapotis boursier qui se déroule au loin les touche directement. Là, il suffit d’ouvrir les yeux.

 Là, ce sont les chiens de garde

Tout récemment, la presse financière annonçait un record historique des dividendes en France, avec une hausse moyenne de près de 24%, soit assez, précisait-on, pour "distribuer une prime de 1.500 euros à chaque salarié du privé" [9]. Une boîte comme Suez, pour sa part, annonce que la rétribution de ses actionnaires sera augmentée de 50% et, rétroactivement, de 20% en 2006 [10]. Tout aussi récemment, il y a eu des signaux, qu’on jugera convergents.

Le FMI FMI Fonds Monétaire International : Institution intergouvernementale, créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods et chargée initialement de surveiller l’évolution des comptes extérieurs des pays pour éviter qu’ils ne dévaluent (dans un système de taux de change fixes). Avec le changement de système (taux de change flexibles) et la crise économique, le FMI s’est petit à petit changé en prêteur en dernier ressort des États endettés et en sauveur des réserves des banques centrales. Il a commencé à intervenir essentiellement dans les pays du Tiers-monde pour leur imposer des plans d’ajustement structurel extrêmement sévères, impliquant généralement une dévaluation drastique de la monnaie, une réduction des dépenses publiques notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé, des baisses de salaire et d’allocations en tous genres. Le FMI compte 188 États membres. Mais chaque gouvernement a un droit de vote selon son apport de capital, comme dans une société par actions. Les décisions sont prises à une majorité de 85% et Washington dispose d’une part d’environ 17%, ce qui lui donne de facto un droit de veto. Selon un accord datant de l’après-guerre, le secrétaire général du FMI est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
a demandé à la Grande-Bretagne de restreindre ses dépenses publiques [11].

La Commission européenne a invité les États membres – désolé pour le sabir – à "revoir le degré de flexibilité prévu dans les contrats standards" des travailleurs, bref de jeter aux orties les contrats à durée indéterminée et à temps plein [12].

Et l’OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
s’est fendue d’une réflexion qui, en substance, déclarait les crises très utiles, car elles poussent les gouvernements à détricoter le droit ouvrier : voyez la Grande-Bretagne, dit l’OCDE OCDE Organisation de Coopération et de Développement Économiques : Association créée en 1960 pour continuer l’œuvre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) chargée de suivre l’évolution du plan Marshall à partir de 1948, en élargissant le nombre de ses membres. A l’origine, l’OECE comprenait les pays européens de l’Ouest, les États-Unis et le Canada. On a voulu étendre ce groupe au Japon, à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, l’OCDE compte 34 membres, considérés comme les pays les plus riches de la planète. Elle fonctionne comme un think tank d’obédience libérale, réalisant des études et analyses bien documentées en vue de promouvoir les idées du libre marché et de la libre concurrence.
(En anglais : Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD)
, où des crises répétées dans les années nonante l’ont conduite à être le champion des mesures visant à "réduire les charges réglementaires" pesant sur le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
du travail [13].

 Ici, hé bien c’est nous...

Le rapport ? Il est devant les yeux. Shanghai, Paris, New York ont tremblé. Peur bleue pour la bonne santé ce que les économistes appellent le "capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
fictif", cette masse gigantesque d’argent qui clapote à la surface, mais aussi dans les interstices du tissu productif mondial.

Capital Capital Ensemble d’actifs et de richesses pouvant être utilisés pour produire de nouveaux biens ou services.
(en anglais : capital, mais aussi fund ou wealth)
fictif, naturellement, car il cherche à faire croire qu’on peut faire de l’argent avec de l’argent, qu’il pousse sur les arbres... Il n’a d’autre source que le travail de femmes et d’hommes, comme le rappelle François Chesnais dans une analyse lumineuse parue récemment : "L’exploitation forcenée du prolétariat à l’échelle mondiale est à la fois la face cachée et la condition de la valorisation de ce capital Capital qui tend vers un degré d’abstraction toujours plus élevé." [14]

Depuis les débuts de l’industrialisme, il y a lutte entre capital Capital et travail. Aujourd’hui, elle a cette forme-là. Compression sans fin des salaires pour alimenter un capital fictif (voir le FMI FMI Fonds Monétaire International : Institution intergouvernementale, créée en 1944 à la conférence de Bretton Woods et chargée initialement de surveiller l’évolution des comptes extérieurs des pays pour éviter qu’ils ne dévaluent (dans un système de taux de change fixes). Avec le changement de système (taux de change flexibles) et la crise économique, le FMI s’est petit à petit changé en prêteur en dernier ressort des États endettés et en sauveur des réserves des banques centrales. Il a commencé à intervenir essentiellement dans les pays du Tiers-monde pour leur imposer des plans d’ajustement structurel extrêmement sévères, impliquant généralement une dévaluation drastique de la monnaie, une réduction des dépenses publiques notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé, des baisses de salaire et d’allocations en tous genres. Le FMI compte 188 États membres. Mais chaque gouvernement a un droit de vote selon son apport de capital, comme dans une société par actions. Les décisions sont prises à une majorité de 85% et Washington dispose d’une part d’environ 17%, ce qui lui donne de facto un droit de veto. Selon un accord datant de l’après-guerre, le secrétaire général du FMI est automatiquement un Européen.
(En anglais : International Monetary Fund, IMF)
, l’OCDE, la Commission européenne) qui a su "s’ingérer dans la gestion des entreprises et peser sur l’orientation de la politique économique Politique économique Stratégie menée par les pouvoirs publics en matière économique. Cela peut incorporer une action au niveau de l’industrie, des secteurs, de la monnaie, de la fiscalité, de l’environnement. Elle peut être poursuivie par l’intermédiaire d’un plan strict ou souple ou par des recommandations ou des incitations.
(en anglais : economic policy).
de la plupart des États". C’est à nouveau Chesnais.

Il n’a qu’un message. Il nous faut ouvrir les yeux et, sérieusement, nous mettre à l’étude de cet aspect, central mais négligé, de l’économie contemporaine.





[1Financial Times, 3 mars 2007.

[2Tuons le bobard. Lorsqu’il y a perte de valeur boursière, l’entreprise elle-même n’y perd rien, ni ses travailleurs : rien ne "disparaît" – sauf pour ceux qui ont spéculé dessus, les agioteurs qu’affectionnait tant Robespierre.

[3The Economist, 3 mars 2007.

[4Financial Times, 7 mars 2007.

[5Financial Times, 28 février 2007.

[6The Economist, 14 janvier 2006.

[7The Economist, 3 mars 2007.

[8Plus de peur que de mal ? Bouclant cette analyse le 13 mars 2007, telle est en effet la tonalité générale dans la presse. Ce n’était qu’un incident de parcours ! Les bourses se sont rétablies ! L’Economist, lui, témoigne d’un optimisme moins béat. Dans son édition du 10 mars 2007, il parle de "monstres" qui sommeillent dans les pénombres de l’économie financière, des monstres qui n’ont rien d’imaginaires...

[9Les Echos, 21 février 2007.

[10Financial Times, 9 mars 2007.

[11Financial Times, 6 mars 2007.

[12Syndicats, 26 janvier 2007.

[13Financial Times, 14 février 2007.

[14in "La finance capitaliste", de Brunhoff, Chesnais, Duménil, Lévy et Husson, Presses universitaires de France, 2006.