Wal-Mart combat les prix et…l’emploi au Mexique


Lundi 9 octobre 2006, Bruno Bauraind, 1382 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Selon trois chercheurs américains, l’ouverture du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
mexicain du savon aux géants de la grande distribution n’a pas eu que des aspects positifs. Ainsi, dès 1997, Wal-Mart investissait le marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
en ouvrant une filiale autonome, Wal-Mex, après avoir utilisé un partenaire local pour le sonder. Rapidement, la firme américaine a joué de son poids économique pour écraser les marges bénéficiaires de ses fournisseurs locaux (le prix d’un produit sans "innovation" doit baisser chaque année) et rationaliser les coûts de production. Résultat : disparition des petits distributeurs locaux et diminution du volume de l’emploi dans le secteur (moins 20%). Aujourd’hui, Wal-Mart est leader du marché des savons au Mexique et les prix dans le secteur ont baissé de 9%. Donc, le consommateur est content ? De même que les quelques entreprises locales qui, ayant survécu à la tornade, marchent plutôt bien ? La question reste posée car, pour le petit fournisseur de savon mexicain et ses salariés, la "Wal-Martisation" du secteur a, le plus souvent, été synonyme de fin d’activité et de perte d’emplois. C’est cher payer pour voir le prix du savon baisser... Un consommateur sans salaire achètera difficilement des biens de première nécessité, même vendus moins cher.

Source : Alternatives Economiques n° 251, octobre 2006.