Bayer, c’est du profit par omission ?


Mardi 3 octobre 2006, Bruno Bauraind, 1284 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Bayer, la transnationale Transnationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : transanational)
pharmaceutique allemande, a dissimulé les risques liés à l’utilisation de son médicament Trasylol à l’Agence américaine de santé publique (FAD). Utilisé depuis treize ans afin d’éviter les risques d’hémorragies post-opératoires en cardiologie, ce médicament provoquerait également de sérieux dégâts "collatéraux". Selon une étude publiée en janvier 2006 (déjà !) dans le New England Journal of Medicine, il accentuerait les risques de déficience rénale ou d’attaque cérébrale. Mieux : la firme allemande a, elle même, conduit une étude sur les conséquences sanitaires de son produit dont les résultats préliminaires en soulignent également les dangers. Ce qui n’a pas empêché Bayer, lors d’une première rencontre avec l’Agence, le 21 septembre 2006, "d’omettre" d’en faire mention... Pour sa défense, la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
a invoqué le caractère "préliminaire" de l’étude. Lorsqu’on connaît les bénéfices que Bayer tire de ce produit, il est permis de s’interroger sur la nature réelle de cet "oubli". Le produit de la vente du Trasylol s’élevait à 200 millions de dollars en 2005 et Bayer espère atteindre les 600 millions en 2006…

Sources : New York Times, 30 septembre 2006.