Huawei Technologies, c’est la Chine qui s’exporte...


Lundi 18 septembre 2006, Bruno Bauraind, 1686 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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"L’amour ne connaît pas de frontières". Dans le monde des télécoms, cette maxime se vérifie souvent. Ainsi, après Vodafone, l’Américain 3Com ou le Néerlandais Telfort, c’est l’opérateur espagnol Telefonica (186 millions de clients de par le monde, dont 100 en Amérique latine) qui vient d’opter pour la technologie chinoise en faisant appel à l’équipementier Huawei Technologies (chiffres d’affaires de 5,6 milliards de dollars en 2005). En effet, la firme chinoise, spécialisée dans les équipements de télécommunication, a été choisie par la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
hispanique, en joint-venture avec le Portugal Telecom, pour développer l’un des plus vastes réseaux de GSM du Brésil. Déjà présente sur les 5 continents, cette nouvelle coopération va permettre à Huawei Technologies, qui voit son chiffre d’affaire grimper au fil des alliances, de s’implanter sur un marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
brésilien en plein boom avec plus de 30 millions de consommateurs pour le seul opérateur Telefonica. Parmi les éléments d’explication de cette nouvelle union, qui va permettre à Telefonica de consolider sa place de leader mondial des télécommunications, on comptera d’évidence les faibles coûts de production du manufacturier chinois (le salaire d’un travailleur de Huawei est huit fois inférieur à celui d’un ouvrier européen). Certes. Mais ils permettent, ici, une stratégie offensive qui fait de l’économie chinoise, non plus seulement la vache à lait des "investisseurs" étrangers, mais le moteur de son propre développement – auto-centré, comme on disait avant...

Sources : China Daily du 22 août 2006 et archives du Gresea