La Chine force Wal-Mart à accepter une délégation syndicale.


Jeudi 3 août 2006, Erik Rydberg, 1489 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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Fin juillet 2006, les travailleurs des grandes surfaces Wal-Mart implantées en Chine ont réussi à former leur première représentation syndicale à l’intérieur de la très antisyndicale chaîne de distribution américaine, soit dix ans après que celle-ci ait mis pied à terre en Chine. Wal-Mart y emploie actuellement quelque 30.000 travailleurs dans 60 grandes surfaces. Le fait que la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
dépende stratégiquement d’importations à bas prix de Chine (montant en 2005 : 18 milliards de dollars) n’est sans doute pas étranger à cette percée syndicale, qui s’explique en premier lieu par une volonté politique nationale, clairement affichée, de ne plus admettre l’absence de représentation syndicale dans les multinationales étrangères présentes sur le territoire. C’est ainsi que, au début de ce même mois de juillet 2006, Wang Zhaoguo, président du premier syndicat du pays (la All-China Federation of Trade-Unions – ACFTU), a laissé entendre qu’il envisageait de contraindre les entreprises étrangères, par voie légale, à disposer d’une délégation syndicale. (Seule 30% d’entre elles en ont, un taux que, par la même occasion, l’ACFTU a publiquement dit vouloir porter à 60% d’ici à la fin de l’année 2006.) Morale : il peut être avantageux d’être un peu autoritaire vis-à-vis des entreprises.

Sources : International Herald Tribune du 31 juillet 2006 et le Wall Street Journal du 10 juillet 2006.