Total et Arkema mis à l’amende pour manipulation des prix.


Mercredi 7 juin 2006, GRESEA ASBL, 1393 signes.
Cet article a été visité 146 fois

Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

Version imprimable de cet article Version imprimable

Cinq entreprises de la chimie, accusées de s’être livrées pendant six ans, de 1997 à 2002, à une entente illicite sur les prix du Plexiglas, ont été condamnées à payer une amende de 344 millions d’euros par la Commission européenne. C’est Arkema, ancienne filiale de Total, qui doit payer la plus forte amende : 219 millions d’euros. Les quatre autres sociétés sont Degussa (Allemagne), ICI et Lucite (Grande-Bretagne) ainsi que Quinn Barlo (Irlande). Ensemble, les sociétés "conspiratrices" de l’entente contrôlent 75 % du marché Marché Lieu parfois fictif où se rencontrent une offre (pour vendre) et une demande (pour acheter) pour un bien, un service, un actif, un titre, une monnaie, etc. ; un marché financier porte sur l’achat et la vente de titres ou d’actifs financiers.
(en anglais : market)
du Plexiglas, une situation de quasi monopole qui rend évidemment très tentante une manipulation des prix. Degussa, qui au départ avait écopé d’une amende de 264 millions d’euros, n’a pas dû la payer du fait qu’elle a dévoilé le pot aux roses. Arkema et Lucite ont embrayé à la suite de Degussa, ce qui leur a également valu une réduction de “peine”. Et ce malgré qu’Arkema fasse ici figure de "récidiviste", s’étant déjà rendue coupable d’entente illicite à trois reprises dans le passé. C’est grave ? Pas sûr. Tant Arkema que Total ont provisionné les sommes nécessaires pour faire face à d’éventuelles amendes. Dans les livres d’économie, on nous explique les prix dépendent de l’offre et de la demande. Ce n’est manifestement pas toujours le cas...

Source : Figaro 1/06/06.