Texte de référence. Banane Dole contre syndicats.


Jeudi 10 août 2006, GRESEA ASBL, 2189 signes.
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Gresea asbl (Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative)

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En mai 2006, Peuples solidaires a publié, en collaboration avec quelque 70 syndicats et ONG, une brochure particulièrement éclairante sur les pratiques antisyndicale de Dole, la multinationale Multinationale Entreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d’une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères.
(en anglais : multinational)
américaine de la banane (36.000 travailleurs permanents, 23.000 saisonniers, revenu annuel de 5 milliards de dollars). Echantillon : au Costa Rica, en octobre 2000, Dole licencie toute sa main-d’œuvre pour... rembaucher tout le monde le lendemain avec une diminution de salaire de 30 à 40 %. Sur ce plan, Dole a tiré parti du mouvement "solidariste" qui, depuis les années quatre-vingt et appuyé par l’ambassade des Etats-Unis, une partie de l’église catholique et les multinationales de la banane, vise à débarrasser l’économie costa-ricaine des syndicats. Ainsi, entre octobre et novembre 2005, Dole a mis en œuvre des actions pour désaffilier des membres d’un syndicat indépendant Sitrap, à coup d’intimidations et de menaces adressées aux membres du syndicat ainsi qu’à leur famille. La société a, en plus, tout fait pour se mettre à dos le Cosibacr, organisation des syndicats des bananeraies du Costa Rica qui, en février 2006, a décidé de cesser toute négociation avec Dole, parce que la compagnie négligeait les plus élémentaires droits des travailleurs. En Equateur, Dole également a multiplié les atteintes aux droits sociaux. (recours à de la main d’œuvre précaire sous-payée dans ses plantations, non présence syndical, etc.). En dehors des droits sociaux, c’est aussi dans le domaine de santé des travailleurs que sévit le géant américain. Le DBCP, un pesticide particulièrement dangereux, a été utilisé en Amérique centrale dans les plantations contrôlées par Dole. Depuis 2006, 22.000 personnes ont intenté un procès contre Dole et les fabricants du DBCP au Nicaragua. Des milliers de victimes ont été atteintes par des cancers, des maladies de peaux ainsi que d’autres affections en Amérique latine, sans compter les cas avérés de stérilité. La brochure "Dole, derrière l’écran de fumée…" peut être téléchargée sur le site de Peuples Solidaires http://www.peuples-solidaires.org/article625.html#pj